05.12.2011 - UNESCO

Incorporer le thème du VIH/sida dans les cursus de journalisme en Afrique

© Idasa-GAP

L’UNESCO, avec le soutien de Sida (l’agence suédoise de coopération pour le développement) et de Norad (l’agence norvégienne de coopération pour le développement), a commissionné Idasa-GAP (Programme pour la gouvernance et le sida de l’Institut de la démocratie africaine) pour développer un outil d’évaluation de l’intégration du thème du VIH/sida dans les cursus de journalisme. Un rapport et une proposition de cursus seront proposés au cours du mois à l’UNESCO.

Lorsque les citoyens et le gouvernement s’entretiennent sur le sujet du VIH/sida, que disent-ils et comment les médias catalysent cet échange ? Idasa-GAP sensibilise les journalistes sur les liens entre le thème du VIH/sida et la bonne gouvernance depuis 2004. Cet institut a été commissionné l’année dernière par l’UNESCO pour développer un outil d’évaluation de l’intégration du thème du VIH/sida dans les cursus de journalisme, des entretiens avec des membres éminents d’écoles de journalisme sud-africaines ont été réalisés pour mener à bien cette évaluation.

Au départ, cette conversation fructueuse entre les citoyens et le gouvernement fait partie de la pratique démocratique. L’Idasa-GAP a développé des modules de formations pour journalistes sur la pratique démocratique et la citoyenneté dans le contexte du VIH/sida. Ces modules sont basés sur les résultats de la recherche d’Idasa-GAP au sujet de l’impact du VIH/sida sur les institutions démocratiques, l’allocation de budget et les dépenses et la participation aux processus démocratiques.

La requête de l’UNESCO à l’Idasa-GAP concerne aussi l’évaluation de l’intégration d’autres questions liées au développement dans les cursus d’écoles de journalisme. Les quatre écoles de journalisme impliquées dans cette évaluation ont toutes été identifiées comme des centres potentiels d’excellence dans la formation au journalisme en Afrique –l’Université de Rhodes, l’Université de Stellenbosch, l’Université Tshwane de technologie et l’Université Walter Sisulu. L’outil d’évaluation a été développé grâce à un processus consultatif avec les quatre institutions sud-africaines sélectionnées, mais également avec des potentiels centres d’excellence au Kenya, en Namibie, en Ouganda, ainsi que d’autres formateurs au sein du groupe de référence Idasa-GAP sur le développement des cursus.

Les formateurs présents au Forum sur la gouvernance et le VIH/sida de l’Idasa-GAP qui a eu lieu ce mois-ci à Dar-es-Salaam, Tanzanie, ont pu également participer à l’élaboration de ce rapport.

Le questionnaire d’évaluation est divisé entre deux parties. La première consiste en une série de question de contrôle qui décrit des éléments de programme de journalisme. La seconde partie est destinée à stimuler la réflexion sur la formation au journalisme, ses liens avec les questions liées au développement et à la démocratie et couvre trois types de critères :

  • le cursus et la capacité institutionnelle
  • l’engagement professionnel et public
  • les stratégies de développement pour atteindre un potentiel en journalisme citoyen.

L’information recueillie à travers le questionnaire est en cours d’analyse, un rapport avec une proposition de cursus basée sur les résultats de l’évaluation sera présenté au cours de ce mois.




<- retour vers Actualités
Retour en haut de la page