06.08.2007 -

Les TIC: renforcer les capacités des femmes afghanes

L'UNESCO finance un programme lancé par l'Organisation humanitaire polonaise (OHP) pour enseigner l'anglais et l'informatique à 47 femmes du ministère des femmes.

L'UNESCO, qui avait déjà financé une initiative semblable en 2006, a été priée par l'OHP de combler le déficit de financement de l'été 2007.

 

Pour de nombreux observateurs, la chute des Talibans en 2001 a été synonyme de libération pour le people afghan, et plus particulièrement pour les femmes et les filles. Or, la lutte pour le respect des droits des femmes n'est pas terminée que déjà apparaissent les signes inquiétants d'une réaction conservatrice. Quoi qu'il en soit, un projet de deux mois financé par l'UNESCO (du 1er juillet au 31 août 2007) dans la province de Kapisa, à 75 km au nord de Kaboul, offre aux femmes et aux filles la possibilité de s'ouvrir sur le monde grâce aux technologies de l'information et de la communication (TIC).

 

Le programme enseigne à la fois l'anglais et les TIC parce l'essentiel des contenus en ligne est en anglais et qu'Internet est de plus en plus utilisé dans les milieux des gouvernements et de la finance.

 

« Aujourd'hui, les technologies de l'information et de la communication jouent une rôle fondamental dans l'édification d'une société moderne », déclare Jacky Sutton, conseiller pour l'Information et la communication de l'UNESCO à Kaboul. « Les femmes sont essentielles dans ce processus, mais nous devons nous assurer que les communautés rurales ne sont pas exclues elles non plus. »

 

« Avant, je ne savais même pas déchiffrer l'alphabet anglais, mais maintenant je peux communiquer et résoudre mes problèmes », explique une participante, Fayeza Wahaaj. « Je suis ravie de pouvoir utiliser un ordinateur, cela rend mon travail plus facile. »

 

A 16 ans, Maqbola Khalili, une autre participante, se sent malgré tout suffisamment à son aise pour être interviewée en anglais. En l'espace d'un an, j'ai tant appris, affirme-t-elle. « Avant, je ne connaissais rien ni à l'anglais ni à l'informatique. Pendant la formation, j'ai appris quatre logiciels, j'en suis à mon cinquième.»

 

Marta Wytrykowska, coordinatrice du projet, indique que l'OHP a été contactée par le Ministère afghan des femmes parce qu'aucun des personnels qualifiés du ministère de la province de Kapisa ne savait utiliser un ordinateur. Selon elle, les femmes ont très envie d'apprendre tandis que les hommes ne sont pas des étudiants très zélés. « Les hommes, il faut constamment les motiver, leur expliquer à quel point il est important de renforcer les compétences professionnelles du ministère. Il faut sans cesse leur parler et les superviser. »

 

Kapisa s'est retrouvée au cœur de combats violans les années 1990, la plupart des habitants se sont donc enfuis vers le Pakistan ou l'Iran, certains cependant ayant été déplacés dans la province du Panshir. Beaucoup d'entre eux reviennent aujourd'hui dans leur région d'origine pour rebâtir leur maison et reconstruire leur vie, pleins d'espoir et animés du désir d'apprendre. Partout dans la province de Kapisa, des écoles permettent désormais aux filles de poursuivre leurs études jusqu'au niveau universitaire.




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