05.07.2018 - UNESCO Office in Rabat

Jeunesse et marginalités : Que peuvent l’éducation, les sciences et la culture ?

Séminaire 11 juillet 2018, Bibliothèque Nationale, Tunis

Ces dernières années, l’extrémisme violent a pris des ampleurs inquiétantes et constitue de ce fait une des plus grandes menaces de la paix et la sécurité internationale. Dans son discours au prix Nobel de la paix en 2011, Kofi Anan avait déclaré « « Nous pouvons aimer ce que nous sommes, sans haïr tout ce que, et qui, nous ne sommes pas. ». 

Au fait, il n’y a pas de parcours unique pour mener à l’extrémisme violent, on ne nait pas extrémiste violent mais on le devient par des interprétations faussées de la culture, par la haine et par l’ignorance. Dans ce sens, Il ne suffit pas de lutter contre l’extrémisme violent, il faut le prévenir. Le processus de radicalisation doit être désamorcé soit à travers des réformes, soit par les droits de l’homme et le principe de la légalité, par le dialogue au-delà des frontières, par l’autonomisation des jeunes femmes et des jeunes hommes, et par une action commençant le plus tôt possible, dès les bancs de l’école.

Les États membres de l’UNESCO ont adopté une décision historique (décision 197 EX/46) visant à accroître la capacité de l’Organisation à accompagner les pays dans leurs efforts pour élaborer des stratégies mieux ciblées de prévention de l’extrémisme violent. D’autre part, l’UNESCO s’est engagée à appliquer le Plan d’action du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention de l’extrémisme violent, en mettant l’accent sur les priorités intéressant directement son action, à savoir : (i) l’éducation, le développement des compétences et l’accès à l’emploi ; (ii) l’autonomisation des jeunes ; (iii) les communications stratégiques, Internet et les médias sociaux ; et (iv) l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes.

Dans ce cadre, l’UNESCO a monté un projet avec le soutien du Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNCCT) et le gouvernement du Canada dans les pays suivants : Tunisie, Maroc, Jordanie et Libye. Le projet vise à créer des opportunités qui permettent aux jeunes femmes et hommes de s'engager en tant qu’acteurs du changement et de consolidation de la paix dans leurs communautés et la société en général, et à promouvoir une vision positive des jeunes en tant que leaders.

Le Projet « La prévention de l’extrémisme violent à travers l’autonomisation des jeunes » démarre officiellement en Tunisie, à travers un séminaire de lancement sous le thème «Jeunesse et marginalités, Que peuvent l’éducation, les sciences et la culture ? » à la Bibliothèque Nationale, à Tunis, le 11 juillet 2018.

L’objectif global du séminaire est d’articuler conceptuellement les liens entre marginalités, exclusion et violence, et de poser les bases d’action pour une inclusion sociale effective des jeunes à travers les leviers de l’éducation, des sciences, de la culture, et des médias.

A l’issue de ce séminaire, des Commissions thématiques composées de jeunes engagés, d’intellectuels et d’universitaires et de praticiens de la société civile, seront mises en place pour décliner des actions pertinentes à mener en termes de : 

  1. Mise en place de chaînes créatives entre les lieux de production de savoirs et de créativité (universités, médias, collectifs d’art, etc.) et les acteurs de la société civile engagés dans le travail de terrain pour la prévention de la violence ; 
  2. Conception, vulgarisation et diffusion d’outils de prévention, en partant du MOOC « Radicalisations et Terrorisme », produit en 2017, par l’Institut Arabe des Droits de l’Homme, l’université de la Manouba, l’université Virtuelle de Tunis, et l’UNESCO.

 

Pour plus d’informations, contactez : Phinith Chanthalangsy, Salma Negra.

Pour plus de détails : Note conceptuelle et programme.




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