10.12.2008 -

Les journalistes du Tadjikistan contribuent à défendre les droits de l'homme des citoyens

Les journalistes tadjiks ont renforcé leurs capacités à couvrir l'information sur les questions des droits de l'homme grâce à une série de formations organisées par une association locale de médias en coopération avec l'UNESCO.

L'Association tadjike des médias électroniques indépendants (TAIEMM) a signalé que les plaintes de citoyens aux médias concernant des violations des droits de l'homme s'étaient multipliées au Tadjikistan depuis septembre 2008. Depuis que les médias électroniques tadjiks ont été formés aux droits de l'homme, les problèmes d'approvisionnement en eau, en chauffage et en électricité ainsi que les questions de santé font l'objet de programmes à la télévision et à la radio.

 

Trente-cinq journalistes issus d'organes de presse indépendants et d'entreprises de télévision et de radio des régions de Sogd et de Khatlon et de la capitale du Tadjikistan, Douchanbé, ont participé à la formation sur les droits de l'homme organisée par l'Association tadjike des médias électroniques indépendants avec le soutien du Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l'UNESCO.

 

Dans le cadre de trois ateliers, les journalistes ont été formés aux principes fondamentaux des droits de l'homme, notamment les droits du travail et de la retraite, les droits des enfants, les lois sur l'égalité entre les sexes et les lois et règles de procédure associées au VIH et au SIDA.

 

Cette série de formations était spécifiquement conçue pour enseigner aux journalistes les connaissances et les compétences pratiques nécessaires pour couvrir l'actualité à la télévision et à la radio, préparer des articles et mener des interviews. Les journalistes y ont également appris à informer le public sur les moyens de surmonter les problèmes liés à la bureaucratie excessive.

 

"La majorité de nos téléspectateurs et de nos lecteurs vit en milieu rural; ils n'ont pas accès aux conseils et à l'assistance juridiques dont ils ont besoin. Si les villageois étaient mieux informés sur leurs droits et leurs devoirs, ils pourraient être impliqués dans les réformes économiques et politiques locales," a déclaré Mahmoud Dadabaev, directeur de TV Dzhahonaro.

 

Au terme de la formation, des signes de dialogue ont commencé à apparaître sur les questions des droits de l'homme. Vladimir Martynov, éditeur d'un talk-show populaire à Isfara, dans le nord du Tadjikistan, a signalé une nette amélioration des relations entre les médias et l'administration locale, qui était auparavant hermétique aux critiques des médias. Le sujet des droits de l'homme devient de plus en plus populaire dans les talk-shows et les nouveaux programmes auxquels participent davantage de citoyens et d'organisations de la société civile.




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