25.03.2014 - UNESCOPRESS

Exercice d’alerte au tsunami de grande ampleur dans la Caraïbe

Un exercice d’alerte au tsunami impliquant 31 pays* est organisé le 26 mars dans la Caraïbe. Organisé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, il vise à tester la capacité de réaction des pays de la Caraïbe et des régions adjacentes en cas de tsunami.

Le scénario envisagé prévoit la survenue, le 26 mars à 10h00 (temps universel coordonné) d’un tsunami fictif se produisant à 430 kilomètres à l’ouest des côtes de Gibraltar, sur le modèle du tremblement de terre et du tsunami qui s’est produit le 1er novembre 1755. Ce tsunami avait affecté les côtes du Portugal, de l’Espagne, de l’Afrique du Nord et de la Caraïbe. Les premières vagues avaient frappé Lisbonne quelque vingt minutes après le tremblement de terre et Antigua plus de neuf heures plus tard.

Les messages d’alerte fictifs seront envoyés aux pays participants par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et par le Centre national d’alerte aux tsunamis des Etats-Unis NTWC). Il s’agit de tester le bon fonctionnement du Système d’alerte rapide aux tsunamis et aux autres risques côtiers pour la mer des Caraïbes et les autres régions adjacentes mis en place en 2005 par la COI et de s’assurer notamment que les points focaux nationaux chargés de relayer l’alerte reçoivent le message dans les temps. L’expérience acquise lors des précédentes catastrophes montre en effet que la rapidité de transmission des messages d’alerte est un facteur clé pour limiter les dommages causés par le tsunami.

Au cours des cinq derniers siècles, on recense 75 tsunamis dans la Caraïbe, soit près de 10% des tsunamis océaniques qui se sont produits dans le monde au cours de cette période. Les tsunamis ont fait plus de 3500 victimes dans la région depuis le milieu du 19e siècle (Source : National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA). La très forte croissance démographique dans les zones côtières augmente encore la vulnérabilité de la région.

Le Système d’alerte rapide aux tsunamis et aux autres risques côtiers pour la mer des Caraïbe et des régions adjacentes a été mis en place en 2005 à l’image de ceux qui existent dans le Pacifique, l’océan Indien et l’Atlantique Nord.

*Antigua et Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Colombie, Costa Rica, Curaçao, Dominique, Etats-Unis (Porto Rico, îles Vierges américaines),  France (Martinique, Guadeloupe, St Martin, Guyane), Grenade, Guatemala, Guyana, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Pays-Bas (Bonaire, Saba, Sint Eustatius), République bolivarienne du Venezuela, République dominicaine, Royaume-Uni (Anguilla, îles Vierges britanniques, Bermudes, îles Cayman, îles Turks et Caicos), Saint Kitts et Nevis, Sainte-Lucie, Saint Vincent et les Grenadines, Sint Marteen, Suriname, Trinité et Tobago.




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