04.10.2011 - UNESCO

Contenu local, développement de l’Internet et prix d’accès : présentation d’une nouvelle étude au FGI 2011

Jānis Kārkliņš, sous-directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, au FGI 2011 - © UNESCO

L’étude intitulée « The Relationship between Local Content, Internet Development and Access Prices » est le fruit de la collaboration entre l’Internet Society (ISOC), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’UNESCO. Les trois organisations ont présenté l’étude à la sixième réunion annuelle du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI), le 27 septembre 2011 à Nairobi (Kenya). Une soixantaine de participants ont assisté au débat, sur place et à distance.

Au cours de l’atelier organisé au FGI 2011, Janis Karklins, sous-directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, a expliqué : « Comprendre la relation entre le développement de contenu local, Internet et les prix d’accès peut aider à montrer les avantages économiques des infrastructures transnationales, en particulier si le volume des infrastructures locales stimule le développement de contenu local en langues vernaculaires. L’existence de contenu local peut, à son tour, stimuler la demande de services Internet. Enfin, les prix d’accès à Internet peuvent entraver ou favoriser le développement de contenu local. »

« Nous ne pouvons plus continuer à considérer que le contenu local, les infrastructures Internet et les prix d’accès sont des questions séparées », a souligné le représentant de l’OCDE, Taylor Reynolds. « Les progrès et les évolutions dans un domaine peuvent avoir des répercussions sur les autres, nous devons donc mettre en place une approche plus globale pour définir des politiques tenant compte des bénéfices transversaux », a ajouté M. Reynolds.

Pour Dawit Bekele de l’ISOC, la croissance du contenu local à travers le monde est encourageant puisque cela permet de rendre l’Internet plus proche des communautés locales et contribue à améliorer leur vie. “L’Internet Society se félicite de contribuer au développement non seulement de l’accès à Internet mais aussi du contenu répondant aux intérêts de tout le monde », a déclaré M. Bekele.

Selon les organisations partenaires, l’étude permet de confirmer que le contenu local, les infrastructures Internet et les prix d’accès sont trois facteurs interdépendants qui peuvent se renforcer dans un cercle vertueux :

  • l’amélioration de la connectivité est corrélée avec la croissance de la création de contenu numérique local ;
  • les pays mieux équipés en infrastructures Internet (quel que soit le niveau de revenu) sont aussi ceux qui produisent le plus de contenu numérique local, d’après le nombre d’entrées Wikipédia et de pages web pour un domaine national donné ;
  • les pays avec une meilleure connectivité internationale ont des tarifs plus bas pour le haut débit domestique, tandis que les pays avec une meilleure infrastructure nationale ont des tarifs plus bas pour le haut débit international ;
  • l’étude conclut que les interrelations entre les trois facteurs aboutissent à trois grandes orientations qui se dégagent de ces recherches :
    • favoriser le développement de contenu,
    • étendre la connectivité, et
    • promouvoir la concurrence de la fourniture d’accès à Internet.

Vint Cerf, évangéliste en chef de l’Internet chez Google, a présenté l’expérience de Google, qui a développé quinze outils de traduction pour faciliter l’accès à l’information en différentes langues. Il a également suggéré de créer des services d’informatique en nuage en mettant en place des centres de traitement de l’information à l’échelle régionale et nationale. Muriuki Mureithi, du Kenya, et Tarek Kamel, d’Egypte, ont fait part de leurs bonnes pratiques en matière de soutien proactif en faveur des infrastructures, du gouvernement transparent et de l’accès à l’information et aux services publics. Un défi reste à relever : comment créer un cadre durable avec des alphabets, des infrastructures, des logiciels et des applications en langues vernaculaires, et comment permettre à tous les acteurs, notamment au sein de la société civile et des communautés locales, de créer plus de contenu répondant à des besoins économiques, publics et de divertissement, dont les internautes ont besoin localement.

Le résumé de l’étude est disponible ici.




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