21.09.2011 - UNESCO

Formation à la maîtrise de l’information et des médias et genre : retour sur la campagne Les femmes font l’info 2011

© UNESCO

Organisée tous les ans à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), la campagne Les femmes font l’info est une initiative mondiale destinée à promouvoir l’égalité des genres dans les médias. La campagne 2011 portait sur le genre et la formation à la maîtrise de l’information et des médias. Le but était de mettre en lumière les bonnes pratiques en la matière et de montrer combien il est important de développer la culture de l’information et des médias, pour permettre aux hommes et aux femmes de mieux appréhender les perspectives de genre dans les médias et les systèmes d’information. Les contributions proposées par des associations et des professionnels illustrent des cas exemplaires.

Etant donné son étendue, le sujet a été abordé sous plusieurs angles complémentaires dans les différentes contributions choisies pour être publiées. L’UNESCO a reçu des contributions des quatre coins de la planète et de divers milieux professionnels : journalistes, rédacteurs en chef, diffuseurs, professionnels de l’audiovisuel, cinéastes et militants pour l’égalité des genres de pays aussi différents que la Palestine, la Hongrie, l’Algérie, la Malaisie, le Congo, le Kenya, le Royaume-Uni et la Belgique. Même lorsque la référence n’était pas explicite, le rôle fondamental de la formation à la maîtrise de l’information et des médias était au cœur de tous les cas présentés.

L’ensemble de ces différents éclairages composent un scénario plein d’exemples positifs, de possibilités et de résolutions pour améliorer la situation actuelle. Dans de nombreux cas, l’engagement s’est traduit dans des actions concrètes telles que : des formations sur l’usage des médias pour les étudiants en journalisme ; la publication de principes sur l’égalité des genres ; la participation des femmes à la réalisation de contenu audiovisuel ; le développement de la formation à la maîtrise de l’information et des médias auprès de femmes victimes de discrimination.

D’autres exemples révèlent l’incroyable potentiel qu’ont les femmes pour affirmer leur valeur en tant que sujets et acteurs de l’info. L’existence de radios, de services d’information en ligne, de sites Internet, de centres multimédia communautaires, de télécentres, d’organes des médias, de campagnes médiatiques et de chaînes de télévision qui se consacrent à faire entendre la parole des femmes est un signe encourageant qui montre qu’il est possible de transformer les idées en faits et les revendications en solutions.

Ce qui se dégage de tous les témoignages est une même conviction que les nouveaux médias et les médias traditionnels permettent non seulement d’informer sur les questions de genre et la condition des femmes, mais aussi d’impliquer les femmes elles-mêmes dans les processus créatifs de la production de contenu. Cette approche dite de contenu généré par l’utilisateur est un aspect important de la formation à la maîtrise de l’information et des médias. La conscience que la victimisation risque d’aboutir en fin de compte à renforcer les inégalités au lieu de les supprimer est bien mise en évidence dans le vaste éventail d’initiatives créatives entreprises ou conçues par les contributeurs. Ces derniers sont conscients de la nécessité de donner aux femmes les compétences informationnelles pour qu’elles puissent s’exprimer, raconter leurs propres histoires et porter leurs aspirations sociales et culturelles.

Il est évident que ce niveau d’autonomisation ne peut être atteint sans une bonne maîtrise de l’information et des médias, qui permette aux femmes et aux hommes d’utiliser leurs connaissances pour définir des stratégies et réaliser leurs objectifs. Cela implique, en premier lieu, que les femmes acquièrent les compétences techniques pour utiliser les médias, Internet ou d’autres prestataires d’information. Et elles doivent, d’autre part, développer leur sens critique pour analyser les contenus sexistes et redresser la barre.

L’UNESCO remercie tous les contributeurs d’avoir nourri la réflexion et partagé leurs expériences avec leurs confrères du monde entier.

Pour lire les différentes contributions, cliquez ici.




<- retour vers Actualités
Retour en haut de la page