01.09.2014 - Communication & Information Sector

La place des médias dans l’agenda pour le développement post-2015

Membres de la Salle de presse jeunesse recevant des certificats de formation, en compagnie de la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. © UNESCO

Les parties prenantes du monde des médias ont milité auprès des Nations Unies pour que la liberté d’expression et l’indépendance des médias aient une place majeure dans le débat sur « Les objectifs du développement durable ».

Cette revendication était déjà inscrite dans une déclaration nommée « la feuille de route de Bali », adoptée par plus de 300 participants le jeudi 28 août 2014 lors de la conférence « Forum mondial des médias : rôle des médias pour réaliser l’avenir que nous voulons pour tous », avec le hashtag #media4future.

Issus de 40 pays différents, les participants comprenaient 50 intervenants qui ont discuté de thèmes comme le journalisme d’investigation, l’éthique, l’égalité des sexes et le décryptage des médias et de l’information.

Lors de cette conférence, 75 jeunes issus de 22 pays d’Asie et du Pacifique ont participé à un programme de formation sur les médias et la participation civique. Par la suite, une salle de presse jeunesse a pris part au déroulement de l’événement.

L’UNESCO et le Ministère indonésien des technologies de l’information et de la communication ont coorganisé le Forum mondial des médias. La Commission indonésienne nationale pour l’UNESCO, le Conseil indonésien de la presse et le Centre d’information de l’ONU ont montré une grande collaboration lors de cet événement.

Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, a profité de son discours de fermeture de la conférence pour décrire la liberté d’expression comme « une force pour l’innovation, pour l’éradication de la pauvreté, pour l’État de droit, pour la bonne gouvernance » et comme une condition nécessaire au développement durable.

Elle a cité la décision des États membres de l’UNESCO lors de la Conférence générale de l’UNESCO en 2013 : « La liberté d’expression et l’accès universel à la connaissance et à sa préservation, qui supposent entre autres l’existence de médias libres, diversifiés et indépendants, accessibles aussi bien hors ligne qu’en ligne, sont des éléments indispensables pour encourager la démocratie et la participation citoyenne et doivent figurer dans l’agenda pour le développement post-2015 ».

La feuille de route de Bali demande à l’UNESCO d’intégrer la liberté d’expression et l’indépendance des médias aux Services rattachés à la Direction générale, avec les États membres de l’organisation, le Secrétaire général des Nations Unies, le groupe de travail ouvert de l’ONU et les autres organisations internationales et régionales.

Cette feuille de route encourage également le développement des médias locaux, la contribution de professionnels des médias et l’utilisation des réseaux sociaux pour sensibiliser l’opinion sur l’importance de la liberté d’expression pour le développement et pour générer des informations sur les problèmes liés au développement.

Elle pousse les gouvernements à « respecter la liberté d’expression, qui comprend la liberté de la presse et le droit de diffuser et de recevoir des informations, des droits fondamentaux dans le cadre des objectifs de l’agenda pour le développement post-2015 ».




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