04.04.2016 - Communication & Information Sector

Ministres, délégués et experts étudient les stratégies sur les ressources éducatives libres pour soutenir les objectifs de développement durable

La ministre de l’Education, des Sciences et du Sport de la République de Slovénie Maja Makovec Brencic avec Zeynep Varoglu et Indrajit Banerjee de l’UNESCO. © UNESCO

La ministre de l’Education, des Sciences et du Sport de la République de Slovénie, Dr Maja Makovec Brencic, a ouvert aujourd’hui une réunion au Siège de l’UNESCO à laquelle participent une cinquantaine d’experts et de délégués nationaux pour développer des stratégies et relever les défis en matières de Ressources éducatives libres (REL) dans le cadre des objectifs du Programme de développement durable pour 2030.

L’UNESCO, en coopération avec le ministère de l’Education, des Sciences et du Sport de la Slovénie et la Commission nationale slovène pour l’UNESCO, a organisé une réunion feuille de route de deux jours d’experts et de délégués, les 30 et 31 mars 2016, dans le cadre des actions entreprises par l’UNESCO suite au Congrès mondial 2012 sur les Ressources éducatives libres (REL) et à la Déclaration de Paris des REL adoptée à l’issue du congrès.

« La Déclaration de Paris de l’UNESCO de 2012 a encouragé nombre de gouvernements et d’acteurs à renouveler leurs stratégies et politiques, en soutenant des projets pilotes sur les REL dans différents pays » a déclaré la ministre Mme Brencic, en mettant en avant les nombreux projets sur les REL mis en œuvre par la Slovénie à l’échelle mondiale et nationale, comme sa Stratégie nationale 2015-2020 de libre accès aux publications scientifiques et aux données de la recherche. Dans son allocution, Mme Brencic a annoncé la proposition de la République de Slovénie d’accueillir le 2e Congrès sur les REL à l’automne 2017.

Dans son allocution de bienvenue, Indrajit Banerjee, Directeur de la Division des sociétés du savoir de l’UNESCO (Secteur de la communication et de l’information), a noté que plus d’une douzaine de pays avaient déjà adopté des politiques nationales sur les REL, dont les Fidji ce mois-ci. Les REL, terme forgé à l’UNESCO en 2002, désigne n’importe quel type de matériel éducatif (manuels, programmes, notes de cours, vidéos, etc.) dans le domaine publique ou sous licence ouverte qui peuvent être utilisés librement, réutilisés et adaptés (par exemple traduits pour les adapter aux langues et contextes d’apprentissage locaux), tout en permettant aux auteurs et institutions de voir leur travail pleinement reconnu.

Les REL offrent aux décideurs et aux institutions un moyen d’étendre les chances et l’accès en matière d’éducation dans un contexte de restrictions budgétaires et d’accroissement de la demande de services éducatifs. Pour l’heure, Creative Commons et d’autres licences ouvertes couvrent plus d’un milliard de produits – 20 fois plus qu’en 2006, ce qui représente une formidable progression –, accessibles à des milliards d’utilisateurs de smartphones et d’autres dispositifs d’accès à internet. Mais la prise de conscience publique sur les REL a été plus rapide que leur mise en œuvre. On n’arrive pas à une masse critique alors que les REL sont fondamentales au quotidien pour plus d’enseignants et d’apprenants.

La réunion feuille de route de l’UNESCO s’inscrit dans le cadre du Programme pour 2030 et plus particulièrement l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4 : Education de qualité). Adopté à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2016, l’ODD 4 fixe des objectifs pour tous les Etats membres de l’ONU afin d’« assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

La réunion feuille de route a examiné les partenariats et stratégies permettant une meilleure intégration des REL, en mettant en avant divers projets et bonnes pratiques à travers le monde. Six groupes de travail d’experts ont étudié des scénarios, stratégies et solutions pour relever les défis des REL : de l’équilibre entre les intérêts commerciaux à l’accès équitable pour tous quelles que soient les langues et les cultures. Le Bahreïn, l’Inde, le Kenya et la Slovénie ont présenté des exemples de bonnes pratiques en matière d’intégration des REL.

La réunion comptait avec la participation de délégués et d’experts chevronnés issus de partenaires comme la William and Flora Hewlett Foundation, le Commonwealth of Learning, Creative Commons, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), ainsi que des représentants des ministères de l’Education et des universités.




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