09.05.2012 - UNESCO

Les gouvernements d’États du Nigéria enjoints d’appliquer la loi sur la liberté d’information

Oluseyi Soremekun (Bureau de l’UNESCO à Abuja), Anne Nzegwu (membre de la Commission nationale de planification, présidente du Comité de mise en œuvre de la loi sur la liberté d’information), et Pr. Lai Oso (Doyen de l’école de communication de l’Université d'État de Lagos) - © UNESCO

Les 36 gouvernements d’États nigérians et l’administration du territoire de la capitale fédérale ont été appelés à entamer sans plus attendre la mise en œuvre complète de la loi sur la liberté d’information. C’est l’une des résolutions prises lors d’un atelier de travail d’une journée, organisé par le Bureau de l’UNESCO à Abuja, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2012 dans le pays.

Émis en clôture de l’atelier sur la mise en œuvre de la loi sur la liberté d’information, le communiqué du 4 mai 2012 appelle les gouvernements d’États à procéder à l’application de cette législation fédérale juridiquement contraignante pour les états.

Le communiqué demande également aux ministres et aux différentes administrations du pays de faire preuve de plus de transparence en créant des cellules locales permettant au public d’être informé sur les opérations en cours, comme le prévoit la loi sur la liberté d’information de 2011. Parmi les autres préconisations du communiqué, il est également fait état de la nécessité de bien former celles et ceux qui seront chargés de mettre en œuvre cette loi, tout comme les membres de la fonction publique.

En ce qui concerne le recours au secret défense au nom de l’Official Secret Act, qui permet de contourner la loi et de limiter l’accès à l’information, les auteurs du communiqué demandent au Responsable du Service Public de déclarer officiellement que la loi sur la liberté d’information supplante l’Official Secret Act et que les agents d’État ne doivent pas utiliser ce dernier pour empêcher le public d’accéder à l’information.

Il faudra également relever certaines résolutions contenues dans le communiqué :

  • les pouvoirs publics doivent être constamment sensibilisés à l’existence ainsi qu’aux procédures de mise en œuvre de la loi sur la liberté d’information ;
  • il est indispensable que les membres du gouvernement ainsi que le grand public s’impliquent dans le processus de mise en œuvre de la loi et le contrôlent ;
  • les professionnels des médias n’ont actuellement que très peu recours à cette loi. Il faut que la sphère médiatique, et plus particulièrement les journalistes d’investigation, s’appuient sur cette nouvelle législation pour travailler dans de meilleures conditions.

L’atelier a débuté par une intervention du doyen de l’école de communication de l’Université de Lagos, le professeur Lai Oso, auteur d’un article en résonnance avec le thème de l’année : « Les nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés ».  Son article s’intitule : « Nouveaux médias, nouvelles voix et processus de démocratisation ».

Voici les autres présentations qui se sont déroulées au cours de l’atelier de travail :

  • « La liberté d’information : comment, pourquoi, et à qui cela profite-t-il ? », et « Loi de 2011 sur la liberté d’information : perspective générale », par Oluseyi Soremekun, représentant du Bureau de l’UNESCO à Abuja ;
  • « Organismes publics et accès à l’information », par le Pr. Oso ;
  • « Application de la loi sur la liberté d’information : le chemin parcouru », par Ene Enonche, coordinatrice de l’ONG Right to know ;
  • « Les efforts de la Commission nationale de planification pour faire appliquer la loi sur la liberté d’information », par le Dr. Anne Nzegwu.



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