14.09.2012 - Secteur de la Communication et de l'information

Formation pour les journalistes pakistanais

Un projet soutenu par le PIDC au Pakistan - © UNESCO

Neuf ateliers de formation sur les bases du journalisme destinés aux journalistes ruraux ont été animés par le Rural Media Network Pakistan (RMNP – Réseau médias ruraux Pakistan), avec l’appui du Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’UNESCO.

Au total, 229 journalistes de quartier, parmi lesquels 68 étudiants du Département d'études des médias de l’Université Islamia de Bahawalpur et 45 femmes journalistes, ont pu bénéficier de la formation, organisée par le Réseau médias ruraux Pakistan. Les différents ateliers de renforcement des capacités ont été organisés sur trois jours dans des zones rurales et éloignées de trois districts du sud du Pendjab.

Les participants se sont dits satisfaits de la formation dispensée. En plus de transmettre les compétences de base nécessaires à l’activité des journalistes ruraux, les ateliers ont constitué une plateforme de discussion sur des questions concernant la profession comme la liberté de la presse, et sur leurs solutions envisageables. Les participants ont reçu des supports de formation en ourdou, ainsi que des conseils en ce qui concerne la rédaction et des informations sur des questions sociales, environnementales et de développement.

Au Pakistan, la libéralisation de la presse et des médias audiovisuels qui a eu lieu au cours des deux dernières décennies a entraîné une croissance spectaculaire de ces secteurs. Une hausse similaire s’est ensuivie dans le nombre des journalistes ruraux, dont beaucoup n’avaient aucune formation ou expérience en matière d’information, explique le président du RMNP, Ehsan Ahmed Sehar. Dans les villes, les journalistes débutants peuvent apprendre de leurs collègues plus expérimentés ; dans les campagnes, en revanche, ils travaillent souvent sans bénéficier de tels conseils. En conséquence, la couverture de l’actualité dans les zones rurales est souvent peu rigoureuse ou de qualité inégale, car la plupart des journalistes locaux ne disposent pas des compétences nécessaires pour couvrir les différents problèmes complexes qui affectent leur communauté.

Les thèmes abordés dans les ateliers de formation comprenaient les techniques journalistiques, la couverture des conférences de presse et l’information en cas de catastrophe. La formation visait également à traiter la question des violations de la liberté de la presse dans les zones rurales du Pakistan en créant un réseau de journalistes chargé de défendre et de surveiller le respect de la liberté d’expression de manière efficace.

Trois des ateliers ciblaient en particulier les femmes journalistes. Ils portaient sur les façons d’attirer l’attention sur les différentes formes de violences faites aux femmes, comme les crimes d’honneur, les viols collectifs et les violences familiales. Najamun Nisa Kukhari, coordinateur du RMNP, affirme qu’il est indispensable de rendre compte de ce type d’incidents dans les médias locaux et nationaux, mais qu’à cause du nombre insuffisant de femmes journalistes travaillant actuellement dans les zones rurales, les violations des droits humains commises contre les femmes sont rarement relayées. Il est donc important d’encourager plus de femmes à faire carrière dans le journalisme.

Les étudiants de l’Université Islamia de Bahawalpur ont également pu voir un documentaire réalisé par l’UNESCO, montrant en quoi l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information avait permis à un groupe de bénévoles d’obtenir des archives administratives locales pour révéler la corruption entourant la construction de bâtiments publics. Un autre film portait sur les contenus créés par les utilisateurs et sur les différentes approches qui peuvent être adoptées en matière d’utilisation des médias électroniques.

Les ateliers s’inscrivaient dans le cadre d’un projet intitulé « Programme de construction des compétences de base pour les journalistes ruraux » (lien en anglais), auquel le Bureau du PIDC a accordé un budget de 33 000 dollars au cours de sa 55e réunion, qui s’est tenue en mars 2011.




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