21.10.2013 - Communication & Information Sector

Un panel sur la liberté d’expression dans la société d’information

Pauline Dugré, de la Commission canadienne pour l’UNESCO, présidant un panel lors du Forum mondial des sciences sociales, ici en compagnie d’Yves Théorêt et Laura Tribe. © UNESCO

Le Forum mondial des sciences sociales qui s’est déroulé du 13 au 15 octobre 2013 à Montréal, Canada, offrait un environnement idéal pour aborder le rôle d’Internet dans la liberté d’expression, les opportunités qu’il représente mais également les difficultés qu’il soulève. La Commission canadienne pour l’UNESCO a réuni un panel spécialement dans ce but.

Au cours d’une séance multilingue, cinq intervenants ont abordé, documents à l’appui et sous diverses perspectives, le sujet « Réactualiser la liberté d’expression dans une société de l’information. »

C’est justement par vidéoconférence que Julien Saada, représentant de l’Université du Québec, qui se trouvait alors en France, a présenté les relations complexes qui se sont nouées entre cyberactivistes et journalistes durant le Printemps arabe.

Laura Tribe, membre de l’ONG Journalistes canadiens pour la liberté d’expression, a ensuite souligné le potentiel d’Internet dans la promotion de la liberté d’expression.

Titulaire d’une chaire UNESCO à l’Université du Québec et secrétaire général du Réseau international de Chaires UNESCO et d’associés en communication (ORBICOM), Yves Théorêt a quant à lui insisté sur l’importance du pluralisme dans les cas de concentration des médias, et sur la nécessité de réguler leur convergence.

Stephen Strauss, journaliste primé, a ensuite expliqué que les rédacteurs scientifiques du Canada, confrontés à un véritable tsunami d’informations numériques dans leurs domaines respectifs, avaient entrepris au sein de leur association de faire une priorité de la fiabilité et de l’authenticité des blogs.

Directeur de la Division de l’UNESCO pour la liberté d’expression et le développement des médias, Guy Berger a rappelé les dispositions de la Déclaration de Windhoek de 1991 en faveur de la liberté, du pluralisme et de l’indépendance de la presse, ainsi que les grandes orientations dégagées dix ans plus tard lors du Sommet mondial sur la société de l’information. Il a ensuite expliqué en quoi Internet remettait cet héritage en question, et comment selon lui l’universalité d’Internet, concept encore à l’état de projet, pouvait les réconcilier autour du respect des droits humains, de la transparence et de l’accessibilité, grâce à la participation des tous les acteurs concernés.

Des centaines d’universitaires venus du monde entier se retrouvent au Forum mondial des sciences sociales. L’UNESCO a participé à l’organisation de celui de Montréal, et le Secteur des sciences sociales et humaines a d’ailleurs organisé une séance spéciale intitulée « La société civile, la science et les décideurs politiques : technologies numériques et plateformes en ligne au service du développement durable. »

Le prochain Forum aura lieu en 2015 à Durban, Afrique du Sud.




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