24.09.2013 - ODG

Établir des partenariats pour avoir un impact pendant les 829 jours jusqu’à 2015

© UNESCO/Cynthia Guttman -UNESCO Director-General, Irina Bokova, meets with Mr John Ashe, President of the 68th session of the UN General Assembly, New York, September 2013

La solution pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et aller de l’avant après 2015 réside dans la puissance des partenariats, a déclaré le Secrétaire général de l’ONU le 23 septembre, à New York, à l’occasion d’un événement réunissant les acteurs de plusieurs initiatives multipartites des Nations Unies.

La Directrice générale de l'UNESCO a appelé l’attention sur l’Initiative mondiale pour l'éducation avant tout lors d’une réunion à laquelle participaient les responsables de la FAO et l’OMS, de Water Aid et l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour l’énergie. À 828 jours de la date butoir fixée pour la réalisation des OMD, le Secrétaire général a déclaré que le succès est à portée de main « parce que des gens travaillant ensemble dans le monde entier ont prouvé que des changements en profondeur sont possibles en un temps record. Les progrès décisifs nécessaires à la réussite des OMD se sont produits, et se produiront, grâce aux partenariats et coalitions entre de nombreuses parties prenantes comme celles ici présentes aujourd’hui. Il est de plus en plus largement reconnu que les partenariats multipartites changent la donne du développement, favorisant la course aux résultats ».

Le message a été clair : aucune entité ne peut à elle seule relever les défis complexes de l’eau, de la nutrition, de l'éducation, de l’énergie et de la santé. L’implication et la responsabilité des gouvernements sont toutefois capitales.

« Croître exige d’inclure » a déclaré le Président péruvien Humala, soulignant la conviction de son gouvernement que seules des politiques inclusives pourraient assurer une croissance économique durable.

La Directrice générale de l'UNESCO a souligné que l'éducation était indispensable à la réussite de nombreuses autres initiatives, y compris l’amélioration de la santé infantile et maternelle. L’Initiative mondiale pour l'éducation avant tout avait pour objectif des partenariats entre gouvernements, secteur privé et société civile visant à élargir l’accès, améliorer la qualité, former des enseignants, favoriser des valeurs partagées afin de relever les défis mondiaux et d’établir des corrélations entre l’école et les besoins économiques. « L'éducation est un bien public, et le succès de toute initiative » a déclaré Mme Bokova, « commence avec son appropriation par les pays et leur responsabilisation ». Les orateurs sont convenus que des mécanismes de contrôle et de reddition de comptes, associés à de bons systèmes de collecte, d’analyse et d’utilisation des données étaient « des armes décisives » pour augmenter les chances de réaliser les OMD. M. da Silva, Directeur général de la FAO, a relevé l’importance de renforcer la protection sociale, notamment l’accès à l'éducation, les initiatives pour réduire la faim, insistant sur la nécessité d’une gouvernance efficace.

Jim Yong Kim, Président de la Banque mondiale, et Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, ont fait valoir que les deux organisations qu’ils dirigent travaillent en étroite synergie, poussées par la conviction que « le développement, la paix et la sécurité sont inséparables ». M. Kim a affirmé que les partenariats devaient permettre de faire mieux connaître le développement et de faire face au « déficit de données » car l’insuffisance d’éléments factuels constitue un sérieux obstacle à la formulation de politiques efficaces. Il a promis le soutien de la Banque mondiale à plusieurs des initiatives du Secrétaire général.

Il est dans l’intérêt bien compris du secteur privé de nouer des partenariats afin de réaliser les OMD « parce que l’entreprise doit croître différemment au XXIe siècle, en respectant les limites des ressources de la planète », a affirmé Paul Polman, Directeur général d’Unilever. « Nous devons apprendre à faire plus avec moins, la solution passe, pour partie, par des entreprises responsables. Il existe une nouvelle génération de chefs d’entreprise conscients qu’il leur faut proposer des modèles économiques qui apportent une contribution à la société pour continuer de fonctionner. »

L’éducation était au centre de plusieurs événements auxquels la Directrice générale a assisté le premier jour de la session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Lors de la deuxième réunion Bunengi STEM des Premières Dames africaines, la Directrice générale a déclaré que « pour assurer la pérennité de la renaissance de l’Afrique, l’éducation dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques doit être au cœur des stratégies nationales de développement ». Elle a appelé l’attention sur le rôle des partenariats pour promouvoir l’innovation, citant le Programme L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science, des projets avec le secteur privé et le soutien apporté à des gouvernements pour qu’ils intègrent les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques dans les stratégies nationales de développement.

Mme Bokova a également insisté sur le rôle des partenariats pour reconstruire des systèmes éducatifs lors de l’événement parallèle intitulé « L’Éducation ne peut attendre », auquel elle a assisté aux côtés de Sa Majesté la Reine Rania de Jordanie, de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, Gordon Brown et du Directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake. L’événement était axé sur la planification, l’établissement de priorités et la protection de l’éducation dans les zones en crise ou sujettes aux crises.

La Directrice générale a souligné le rôle de l’alphabétisation, de l’apprentissage des compétences et des partenariats lors d’une table ronde sur la finance accessible à tous organisée en présence de l’Administratrice du PNUD Helen Clark et de la Reine Maxima des Pays-Bas, Mandataire spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la promotion de services financiers accessibles à tous qui favorisent le développement. « L’inclusion financière est synonyme d’inclusion sociale » a déclaré Mme Bokova, en insistant sur l’autonomisation des femmes grâce à l’alphabétisation de base et à l’acquisition de compétences de base en calcul dans des centres d’apprentissage communautaires. Avant la tenue de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Directrice générale a rencontré M. John Ashe, Président de la 68e session, et s’est engagée à soutenir le programme qu’il présente, y compris les petits États insulaires en développement, la préparation aux risques, l’eau et la coopération Sud-Sud.




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