19.08.2011 - UNESCO

Les actes de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2010 disponibles en ligne

Couverture du rapport

La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai, est l’occasion de rappeler les principes fondamentaux de la liberté de la presse et de rendre hommage à tous les professionnels des médias qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier.

En 2010, l’UNESCO a organisé la commémoration officielle de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Brisbane (Australie), en partenariat avec l’Ecole de journalisme et de communication de l’Université du Queensland. Des célébrations locales étaient également organisées par une trentaine de bureaux hors siège en collaboration avec les commissions nationales, d’autres agences des Nations Unies et des partenaires locaux.

Le thème choisi en 2010, « La liberté d’information : le droit de savoir », faisait écho à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui déclare que le droit fondamental de la liberté d’expression implique la liberté « de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Le rapport disponible en ligne rassemble des articles des intervenants à la conférence qui s’est tenue les 2 et 3 mai 2010 à Brisbane, ainsi que d’autres contributions préparées pour l’occasion. Les auteurs mettent l’accent sur le rôle de la liberté d’information pour faire avancer l’autonomisation, la transparence, l’obligation redditionnelle et la lutte contre la corruption, ainsi que les principaux défis à relever à l’ère du numérique. Ils analysent la fonction que doivent remplir les gouvernements, la société civile, les médias et les autres acteurs concernés pour faire respecter pleinement la liberté d’information, en observant que si l’adoption de lois garantissant ce droit progresse partout dans le monde, leur application se heurte encore à d’innombrables obstacles.

La législation sur la liberté d’information doit s’accompagner de la mise en place de procédures de gestion de l’information qui permettent de répondre aux demandes d’information, ainsi que par des mesures actives de la part des gouvernements pour permettre l’accès à des catégories clés de l’information publique. Les ressources pour répondre de façon satisfaisante aux demandes d’information des citoyens doivent être mises en place au sein de l’administration, laquelle doit évoluer pour bannir le culte du secret. La population dans son ensemble doit pouvoir exercer activement le droit à l’information. Toutes ces questions sont analysées dans le rapport. Pour les auteurs, les médias sont des alliés essentiels dans la promotion de la liberté d’information mais ils mettent également en garde contre l’idée reçue qui veut que ce droit concerne presque exclusivement la presse : la liberté d’information est l’affaire de tout le monde, un droit universel garant de tous les autres droits.

Sont également publiées dans le rapport les contributions des sessions parallèles, consacrées respectivement à l’expérience des journalistes travaillant dans des situations dangereuses et aux menaces pesant sur la liberté des médias et la liberté d’information dans le Pacifique Sud. Les actes contiennent également les discours prononcés lors de la cérémonie de remise du Prix mondial de la liberté de la presse 2010, notamment celui de la lauréate, la journaliste chilienne Mónica González Mujica.

Vous pouvez télécharger le rapport en ligne ici (PDF).

« Le droit de savoir est la clé d’autres droits fondamentaux, et le gage de plus de transparence, de justice et de développement. Avec la liberté d’expression, qui lui est complémentaire, il est l’assise même de la démocratie. » Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, Message à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai 2010).




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