04.04.2007 -

Le projet de passage à grande échelle des CMC au Sénégal dépasse son objectif

Avec la réalisation de 24 Centres Multimédia Communautaires (CMC), la formation de plus de 400 personnes, le développement de partenariats aux niveaux national et local, le projet de passage à grande échelle des CMC sénégalais a largement atteint ses objectifs.

Ainsi, le pari est devenu réalité et les engagements pris à Genève en 2003 par le Président de la République du Sénégal, l'Agence suisse pour la coopération et le développement et l'UNESCO sont traduits en actes concrets dans les villages et les quartiers pauvres des villes.

 

Grâce au projet CMC, des centaines de milliers de personnes résidant dans des zones rurales isolées disposent désormais de radios communautaires, d'ordinateurs connectés à Internet et d'équipements multimédia. Ainsi, avec le projet CMC, la réduction de la fracture numérique n'est plus seulement un slogan. Elle est effective et se manifeste dans le quotidien d'hommes, de femmes, de jeunes des villages et des zones périurbaines pauvres, pas ou peu instruits, souvent isolés et marginalisés.

 

La convergence créée entre la radio et les TIC, qui sont les deux entités constitutives du CMC, lui confère une dimension particulière dans le champ de la communication pour le développement. Le CMC permet à la population d'accéder localement aux informations concernant la santé, VIH/SIDA, agriculture, environnement, business et commerce, formation, culture, gouvernance locale, etc. Le CMC facilite également la prise de parole des populations et leur permet de jouir d'un de leurs droits parmi les plus fondamentaux, le droit à l'expression.

 

Aujourd'hui, les CMC qui sont implantés dans les 11 régions du pays, constituent le réseau le plus important de points d'accès communautaires aux technologies de l'information et de la communication. Seulement, ce réseau a besoin d'être élargi et consolidé pour couvrir tout le pays. Trois raisons fondamentales le justifient. La première est l'existence d'une forte demande en CMC que le projet n'a pas pu satisfaire, au moins dans sa première phase. La deuxième est la nécessité de renforcer la production de contenus locaux et de favoriser l'exploitation de toutes les potentialités qu'offrent les outils disponibles au niveau des CMC. Enfin, la troisième raison est liée à l'exigence de développer des moyens et modalités pour assurer la viabilité financière et technique des CMC, gage d'un développement maîtrisé et d'un impact au long terme.




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