19.04.2012 - UNESCO

Le Conseil des Chefs de secrétariat (CCS) entérine le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité

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Le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, élaboré à l’initiative de l’UNESCO, a été entériné par le Conseil des Chefs de secrétariat, qui représente le mécanisme de coordination de plus haut niveau du système onusien. Le Plan d’action vise à créer un environnement libre et sûr pour les journalistes et les professionnels des médias, dans les situations conflictuelles ou non, afin de renforcer à terme la paix, la démocratie et le développement dans le monde.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré aux autres membres du Conseil que “la sécurité des journalistes [était] indispensable pour garantir le droit à la liberté d’expression énoncé à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.”

Au cours de cette dernière décennie, plus de 500 journalistes et professionnels des médias ont été tués dans le monde, et davantage encore blessées ou menacés dans l’exercice de leurs responsabilités professionnelles. Pendant la seule année 2011, 62 journalistes ont été tués, selon le dernier Rapport biennal de la Directrice générale sur la sécurité des journalistes et le risque de l’impunité, présenté en mars. Dans la plupart des cas – note le rapport – ces journalistes ne couvraient pas des conflits armés mais s’intéressaient à des sujets locaux, liés en particulier à la corruption ou à d’autres activités illégales telles que le crime organisé et la drogue.

Compte tenu de ces statistiques dramatiques, il y avait un besoin urgent pour que les différentes agences, fonds et programmes des Nations Unies développent une approche commune, stratégique et harmonisée afin de renforcer leur impact dans la lutte contre ce problème.

Les mesures envisagées dans le Plan incluent la création d’un mécanisme inter-agences coordonné pour gérer les affaires liées à la sécurité des journalistes, et l’implication d’autres organisations intergouvernementales, que ce soit au niveau régional ou international, afin d’encourager l’incorporation de programmes de développement des médias ciblant  la sécurité des journalistes au sein de leurs stratégies respectives. Le Plan d’action prévoit également d’étendre le travail déjà mené par l’UNESCO pour empêcher les crimes à l’encontre des professionnels des médias. Ce travail implique notamment une assistance aux pays dans le développement de législations et de mécanismes favorables à la liberté d’expression et d’information, ainsi qu’un soutien dans leurs efforts de mettre en œuvre les règles et principes internationaux existants.

Afin de renforcer encore davantage la prévention, le Plan recommande de travailler avec les gouvernements, les médias, les associations professionnelles et les ONG dans l’organisation de campagnes de sensibilisation sur une variété de sujets tels que les conventions et instruments internationaux existants, le danger croissant lié aux nouvelles menaces auxquelles doivent faire face les professionnels des médias - notamment de la part d’acteurs non-étatiques-, et les différents guides pratiques disponibles sur la sécurité des journalistes. L’accent est également mis sur l’importance de disséminer les bonnes pratiques concernant la sécurité des journalistes et la lutte contre l’impunité. Les institutions de formation au journalisme seront pour leur part encouragées à inclure dans leurs programmes d’études des ressources relatives à la sécurité des journalistes et à l’impunité. 

Le Plan d’action sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité est l’aboutissement d’un processus qui a commencé en 2010 à la demande du Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’UNESCO.




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