07.09.2012 - Secteur de la Communication et de l’Information

L’UNESCO a participé à la deuxième conférence Freedom Online au Kenya

De gauche à droite: Guy Berger et Lydiah Kiniti de l'UNESCO à la deuxième conférence Freedom Online – © UNESCO

L’UNESCO a participé à la deuxième conférence Freedom Online, qui s’est tenue au Kenya les 6 et 7 septembre 2012. Cet événement fait suite à la première conférence, qui a eu lieu aux Pays-Bas en décembre 2011 et a fondé une alliance multinationale en faveur de la liberté sur l’Internet.

L’UNESCO s’est engagé activement dans la coalition Freedom Online, laquelle compte aujourd’hui 17 États membres provenant d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Nord. Ce mouvement vise à encourager un dialogue au niveau mondial quant aux responsabilités que doivent assumer les gouvernements pour donner une impulsion forte en matière de liberté sur l’Internet.

Dans son discours prononcé en clôture du groupe de discussion nº1 de la 2e conférence Freedom Online, intitulé Censure ou liberté d’expression, de réunion et d’association, M. Guy Berger, directeur de la Division pour la liberté d’expression et le développement des médias de l’UNESCO, a répété l’engagement ferme qu’a pris l’UNESCO pour promouvoir la liberté d’expression sur l’Internet en tant que responsabilité mondiale.

M. Berger a fait remarquer que la liberté d’expression n’est pas seulement un droit humain ; c’est également un droit qui favorise les intérêts des pays en matière de développement. Il convient de mettre l’accent sur la progression de ce droit et sur les possibilités qui y sont liées (par exemple en améliorant l’accès à l’Internet), plutôt que sur les problèmes et les exceptions à la règle.

« Les États devraient s’efforcer de respecter l’obligation qu’ils ont de protéger les citoyens de toute entité qui restreint l’exercice de la liberté d’expression, telle qu’elle est décrite par le Comité des droits de l'homme des Nations Unies à l’observation générale 34 du pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP) », a déclaré M. Berger.

Les exceptions à la liberté d’expression ne devraient intervenir que dans le respect des normes internationales, lesquelles y posent trois conditions : tout processus de limitation de cette liberté doit être transparent, mesuré, et avoir des objectifs légitimes.

M. le directeur a ajouté que ces objectifs sont listés spécifiquement dans le PIDCP comme étant réservés à la protection d’autres droits, de la sécurité nationale, et de la santé et morale publiques. Il a émis des réserves au sujet d’une proposition devant être présentée au cours de la prochaine Conférence mondiale des télécommunications internationales (CMTI), et qui pourrait autoriser les gouvernements à restreindre la circulation des informations considérées comme « sensibles ».

M. Berger a appelé à une approche multilatérale pour faire avancer la liberté d’expression selon les normes internationales. Il a affirmé que l’UNESCO continuerait à soutenir les gouvernements en veillant à ce que leur législation relative à l’Internet comprenne des garanties pour protéger le droit durement acquis qu’est la liberté d’expression, et ses avantages pour la démocratie et le développement.

Pour consulter le texte du discours de M. Guy Berger dans son intégralité (en anglais), cliquez ici.

Pour plus d’informations sur la deuxième conférence Freedom Online (en anglais), cliquez ici.




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