04.05.2012 - UNESCO

L’UNESCO et CFI ont soutenu la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à l’Université de Birzeit, en Cisjordanie

© Media Development Center, Birzeit University

Le 2 mai, le Centre de développement des médias de l’Université de Birzeit a organisé la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, en partenariat avec le Bureau de l’UNESCO à Ramallah et Canal France International. Le séminaire a rassemblé plus de 70 participants, dont les principaux acteurs sur la scène médiatique palestinienne.

Le séminaire a eu lieu sur le campus de l’Université de Birzeit, en Cisjordanie, et avait pour thème : « Le Cadre moral et juridique du journalisme en Palestine : les défis dans un nouvel environnement médiatique ».

Des intervenants majeurs du secteur des médias ont contribué à élaborer le programme des célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse en Palestine. Parmi eux : l’Agence d'information et d'actualités palestinienne WAFA, l’agence de presse palestinienne MA'AN, Palestine TV, I´lam (Centre des médias à Nazareth), le Syndicat des journalistes palestiniens à Ramallah et le Centre des médias du Gouvernement. Une autre rencontre similaire aura lieu le 10 mai à Gaza.

Munir Qazzaz, sous-directeur des affaires étudiantes à l’Université de Birzeit, s’exprimant au nom du Centre de développement des médias, et Derek Elias, Chef du Bureau de l’UNESCO à Ramallah, ont ouvert la rencontre en rappelant les missions et les initiatives prises par leurs institutions respectives en faveur de la liberté de la presse en Palestine. Abedrahim Abedallah, modérateur du séminaire et maître de conférences au Centre de développement des médias, s’est concentré sur les points de défaut du cadre juridique palestinien en ce qui concerne la liberté d’expression ; sa comparaison des médias avec une ballerine qui danserait sur un sol glissant a permis de rappeler que les journalistes palestiniens sont appelés à travailler dans un environnement instable et soumis à de nombreuses sources de pression. Toby Mendel, directeur exécutif de l’organisation non gouvernementale canadienne Centre for Law and Democracy, a évoqué la transformation profonde qui s’est opérée avec la numérisation des modes de communication, la force de démocratisation que ces nouveaux médias représentent ainsi que la série de problématiques dérivant des nouvelles réglementations émergentes.

Naser Abu Baker, représentant du Syndicat des journalistes palestiniens, a centré son intervention sur les obstacles que rencontrent les professionnels des médias palestiniens et sur l’engagement du Syndicat pour la protection des journalistes et la promotion de normes éthiques et professionnelles dans le secteur. Le journaliste et expert des médias Aref Hijjawi a ensuite pris la parole pour soulever, entre autres, le problème du manque d’objectivité dans le journalisme et souligner l’importance de combiner information et divertissement pour capter l’attention du grand public. À son tour, Nahed Abu Teimah, journaliste et maître de conférences à l’Université Al-Quds, a axé sa réflexion sur les problèmes spécifiques que rencontrent les femmes travaillant dans les médias en Palestine, insistant sur le fait que cette question devrait être prise en compte au cours des processus d’amélioration des normes éthiques et juridiques.

Walid Shurafa, chef du Département des médias à l'Université de Birzeit, a analysé la structure et le fonctionnement des organes de presse palestiniens. Il a estimé qu’ils étaient liés à une structure conflictuelle plus large, ainsi qu’aux idéologies et au pouvoir, avant de dénoncer une tendance à la « critique sélective », fondée sur l’éventualité de répercussions. Kholod Massalha, responsable de projet à I´lam, a parlé des restrictions que subissent les journalistes palestiniens en Israël. Zolfa Shahror, correspondant pour l’Agence d'information et d'actualités palestinienne WAFA et dirigeant syndical, a transmis l’expérience qu’ont accumulé les travailleurs de l’agence WAFA au regard des dernières lois qui régulent le fonctionnement des agences de presse. La situation de Palestine TV a ensuite été présentée par son Directeur des programmes, Emad Al-Asfar.

Ghassan Al-Khataib, directeur du Centre des médias du Gouvernement, a décrit la rencontre comme une opportunité de nouer un dialogue entre différentes parties, étape cruciale pour résoudre les questions relatives au cadre juridique et éthique qui régit les médias palestiniens.

« La liberté d'expression est un de nos droits les plus précieux. Elle sous-tend toutes les autres libertés et constitue un des fondements de la dignité humaine. Des médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à l'exercice de cette liberté », ont exprimé le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies et la Directrice générale de l’UNESCO à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2012. En harmonie avec ce message, la célébration organisée en Cisjordanie avec le soutien de l’UNESCO et de CFI visait à encourager les efforts coordonnés à se développer à l’avenir, avec en ligne de fond un seul objectif : la liberté d’expression totale en Palestine.




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