30.01.2009 -

Le Bureau de l'UNESCO à Brasilia condamne l'attaque contre le réseau de communication Anhanguera

C'est avec consternation et la plus vive inquiétude que le Bureau de l'UNESCO à Brasilia a accueilli la nouvelle de l'attaque à la grenade contre le siège d'un journal du réseau de communication Anhanguera, perpétrée dans la nuit du mercredi 21 janvier 2009 à Campinas (São Paulo).

Cet acte témoigne d'un mépris délibéré envers les droits fondamentaux de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et du droit à l'information, principes démocratiques non négociables qui sont essentiels à l'exercice d'un journalisme d'investigation libre, garant de la promotion et de la protection des droits de l'homme.

 

"La lutte contre le crime organisé, la corruption et d'autres formes de violence exige une presse libre active", a déclaré le représentant de l'UNESCO au Brésil, Vincent Defourny. "Cette agression met en évidence le fait que les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse sont réelles, y compris dans des démocraties comme le Brésil", a ajouté M. Defourny, "cela renforce la reconnaissance au niveau international que le suivi attentif et le développement de mécanismes de protection de l'exercice du journalisme doit être une préoccupation constante des autorités publiques et de l'ensemble de la société."

 

Le Bureau de l'UNESCO à Brasilia exprime sa solidarité envers le réseau de communication Anhanguera et souligne la nécessité d'une enquête minutieuse de la part des autorités compétentes.

 

L'UNESCO est le seul organisme des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. En vertu de l'Article premier de son Acte constitutif, l'Organisation est tenue "d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples." À ces fins, elle doit "favorise[r] la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image."




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