22.10.2013 - Communication & Information Sector

L’UNESCO encourage ses partenaires à adopter le développement des médias axé sur le savoir

Engida making his remarks on behalf of the UNESCO Director-General Irina Bokova. © UNESCO

Les États membres de l’UNESCO doivent rassembler la volonté politique nécessaire pour l’aider à devenir une organisation apprenante. Pour cela, ils doivent reconnaître l’importance du savoir et créer un environnement favorable à son acquisition.

Voilà le message que Getachew Engida, Directeur général adjoint de l’UNESCO, a délivré à l’occasion d’une conférence publique organisée conjointement par le Secteur de la communication et de l’information, la Délégation permanente de l’Allemagne, la Commission allemande pour l’UNESCO et Deutsche Welle.

M. Engida représentait à la conférence la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et a annoncé l’approbation par le Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication (PIDC) d’une Initiative spéciale en faveur du développement des médias axé sur le savoir. Cette initiative serait un moyen de mettre le savoir « au service des médias libres, indépendants et pluralistes. »

 « En somme, a-t-il résumé, il s’agit pour l’UNESCO d’affiner son soutien aux médias en créant un cycle de formation pour renforcer la gestion axée sur les résultats. »

D’autres intervenants se sont exprimés lors de cette conférence intitulée « Élaboration d’un programme pour le développement des médias axé sur le savoir » : Günter Nooke, Représentant personnel de la Chancelière fédérale allemande pour l’Afrique au Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ; Peter Limbourg, nouveau Directeur général de Deutsche Welle ; Danny van Heck, en charge des services publics pour SAP Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) ; et Verena Metze-Mangold, Vice-présidente de la Commission allemande pour l’UNESCO.

Günter Nooke a appelé les participants à exploiter à fond le potentiel des technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du programme de développement de l’après-2015. Selon lui, les TIC pourraient contribuer à éradiquer la pauvreté dans le monde entier et en particulier en Afrique. Il a rappelé que par le passé, les avancées technologiques ont marqué le cours de l’histoire. Ainsi, c’est en s’appuyant sur l’invention de l’imprimerie par Johannes Gutenberg que le moine allemand Martin Luther élabora les principes de la réforme protestante.

Peter Limbourg a exposé les difficultés rencontrées par Deutsche Welle face au nouvel environnement des communications, soulignant que les profonds changements à l’échelle mondiale appelaient une reforme structurelle de Deutsche Welle.

« En tant que nouveau directeur général, a-t-il déclaré, je m’attacherai donc à améliorer encore la production multimédia et à affirmer le profil journalistique et multilingue de Deutsche Welle. »

Il a également ajouté que « le développement des médias, l’éducation et les droits humains sont intimement liés » et que son organisation et l’UNESCO devaient « servir d’intermédiaires entre ces différentes sphères ».

« Il est donc essentiel que nous mettions tous ensemble l’accent sur l’importance de la formation journalistique et de la liberté de la presse, afin de favoriser la démocratie, le développement et la participation citoyenne. »

Danny van Heck a ensuite mis en lumière le potentiel des TIC comme outil des nouveaux médias pour la mise en place des futures économies axées sur le savoir, et a signalé que ces nouveaux médias ont un rôle essentiel à jouer pour « offrir aux générations futures une éducation et une formation efficaces. »

Enfin, Verena Metze-Mangold a abordé la question de la convergence des médias et de ce qu’elle implique pour le développement. Selon elle, la convergence des médias offre aux « sphères isolées » la possibilité de s’affirmer, une condition essentielle au pluralisme politique et à la démocratie.

Une soixantaine de participants ont assisté à la conférence, parmi lesquels des représentants des délégations permanentes du Canada, du Brésil, du Gabon, de la Lituanie et de la Zambie auprès de l’UNESCO.

Janis Karklins, Sous-directeur général pour la communication et l’information, présidait cette conférence.




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