26.04.2005 -

L'UNESCO condamne le meurtre du caméraman iraquien Saleh Ibrahim

Koïchiro Matsuura, Directeur général de l'UNESCO, a condamné aujourd'hui le meurtre du caméraman iraquien Saleh Ibrahim, survenu lors d'une fusillade à Mossoul au cours de laquelle le photographe Mohammed Ibrahim a été gravement blessé. Tous deux travaillaient pour l'agence de presse Associated Press (AP). Le Directeur général a lancé un appel pour une amélioration de la sécurité des journalistes en Iraq.

«Je condamne le meurtre de Saleh Ibrahim», a déclaré Koïchiro Matsuura. «Les journalistes qui travaillent en Iraq ont fait preuve d'un courage impressionnant dans l'exécution de leur devoir professionnel consistant à recueillir et à diffuser l'information. Le nombre de professionnels des médias tués, blessés ou pris en otage dans ce pays est choquant. J'appelle les autorités et toutes les factions combattantes en Iraq à respecter la sécurité des journalistes. Le droit du public à recevoir des informations est déterminant dans l'exercice de son droit démocratique», a-t-il conclu.

 

Selon l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières, 55 journalistes et collaborateurs ont été tués en Irak depuis le déclenchement des combats, en mars 2003.

 

Saleh Ibrahim et Mohammed Ibrahim ont été blessés par des tireurs non identifiés au moment où ils arrivaient sur les lieux d'une explosion à Mossoul, le 23 avril. Saleh Ibrahim est décédé peu de temps après son admission à l'hôpital. Pour sa part, Mohammed Ibrahim a été hospitalisé pour des blessures à la tête provoquées par des éclats d'obus.

 

L'UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui a un mandat pour défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse. L'article 1 de son Acte constitutif déclare que l'Organisation se propose «d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir l'Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d'information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu'elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l'image...»

 

(Source: Communiqué de presse n°2005-48)




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