12.01.2007 -

La Conférence tenue à l'UNESCO fait des recommandations pour l'indépendance des médias en Iraq

Des journalistes, parlementaires et officiels iraquiens sont parvenus à un accord sans précédent sur des mesures visant à protéger et promouvoir des médias libres et pluralistes en Iraq lors de la Conférence internationale sur la liberté d'expression et le développement des médias en Iraq qui s'est tenue du 8 au 10 janvier à l'UNESCO.

Le rôle essentiel de médias libres, pluralistes et indépendants dans toute société démocratique est reconnu par la Déclaration adoptée mercredi par les participants. Elle traite également de la sécurité des journalistes et de la réglementation des médias.

 

Le texte adopté reflète les débats entre les quelque 300 participants à la conférence, dont près de 200 iraquiens : des journalistes, une vingtaine de parlementaires et des représentants du gouvernement.

La sécurité des journalistes en Iraq, pays qui est devenu le plus dangereux du monde pour les professionnels des médias, a été au cœur de la conférence. Les participants ont convenu que les journalistes devaient conserver leur statut de civil durant les conflits (comme le demande la Convention ève), que la priorité devait être donnée aux enquêtes sur les crimes visant des journalistes et que de tels crimes ne devaient plus rester impunis. La Déclaration demande aussi la mise en place d'un fonds pour aider les familles des journalistes tués dans l'exercice de leur métier.

 

A propos de la réglementation des médias, les participants ont souhaité que la Commission nationale pour l'Information et la Communication (CMC) continue de fonctionner en tant qu'organe régulateur indépendant, que le réseau des médias iraquiens reste un service public de diffusion indépendant et que les journalistes et médias puissent former des associations et se réguler eux-mêmes.

 

Dans la Déclaration, les participants établissent clairement le lien entre démocratie, développement et droits de l'homme ; ils soulignent le rôle important des femmes dans les médias et dans le processus de reconstruction. La conférence de trois jours a été organisée par la Commission nationale pour l'Information et la Communication, le PNUD et l'UNESCO.

 

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, s'est félicité des résultats de la conférence : « Je salue cette Déclaration, fruit du processus participatif qui a caractérisé cette conférence. Je suis persuadé que ses recommandations constitueront un jalon dans le développement d'une société libre, juste et démocratique en Iraq ».




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