08.10.2002 -

L'UNESCO très préoccupé par le meurtre d'un journaliste brésilien

Le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a exprimé aujourd'hui sa préoccupation à la suite de l'annonce d'un nouveau meurtre de journaliste, celui de Domingos Savio Brandaõ Lima Junior, propriétaire, directeur et éditorialiste du quotidien Folha do Estado, à Cuiaba, Brésil. Ce journaliste a été abattu le 30 septembre près des nouveaux bureaux, encore en construction, de son journal.

Bien que l'identité de ses assassins et leurs mobiles ne soient pas encore connus, ce meurtre semble lié à l'activité professionnelle du journaliste. Le journal de M. Brandaõ attribue sa mort à sa couverture régulière du trafic de drogue, des jeux clandestins et de la corruption, mais souligne qu'il était aussi un homme d'affaires possédant des entreprises de construction et des sociétés d'édition.

 

M. Brandaõ est le second journaliste assassiné au Brésil au cours des quatre derniers mois, après le journaliste d'investigation Tim Lopes, tué en juin à Rio de Janeiro.

 

Le Directeur général a déclaré : « Cette mort tragique souligne une fois de plus la nécessité de protéger les professionnels des médias et de prendre d'urgence des dispositions pour traduire les responsables de tels actes devant la justice ».

 

« Comme la plupart des organisations professionnelles des médias l'ont fait au cours des dernières années, et conformément à la résolution votée unanimement par la Conférence générale de l'UNESCO en 1997, j'appelle tous les Etats membres à prendre toutes les mesures possibles pour empêcher de tels crimes, pour enquêter quand ils sont commis et pour punir leurs auteurs», a indiqué Koïchiro Matsuura.

 

Selon la Fédération internationale des journalistes (FIJ), dix journalistes ont été tués au Brésil au cours des dix dernières années. La plupart de ces crimes sont restés impunis, comme c'est le cas dans de nombreux autres pays.




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