20.12.2011 - UNESCO

L’UNESCO organise une formation sur la sécurité pour les journalistes d’Afrique de l’Est

Le Programme international de l'UNESCO pour le développement de la communication (PIDC) a financé le premier atelier de formation sur la sécurité et la protection des journalistes en Afrique de l’Est, qui s’est tenu du 6 au 8 décembre 2011 à Nairobi, au Kenya. Cet événement, organisé par Article 19 dans le cadre du projet du PIDC « Soutenir la sécurité et la protection des journalistes en Afrique de l'Est », a réuni vingt-cinq journalistes des pays d’Afrique de l’Est provenant du Burundi, de l'Erythrée, du Kenya, de la Somalie, de l'Ouganda et du Rwanda.

Cette activité, la première de toute une série d'interventions planifiées, répondait aux dangers croissants auxquels sont exposés les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les blogueurs qui opèrent dans ces pays, afin de leur permettre de faire face plus efficacement aux risques quotidiens qu’ils rencontrent dans l'exercice de leur fonction. Article 19 a exprimé sa grande préoccupation concernant la sécurité des journalistes opérant dans la région.

Henry Maina, Directeur d’Article 19 en Afrique de l’Est, a déclaré « Nous nous sommes engagés à aider les journalistes à être mieux à même de se protéger et à faire en sorte que les organismes publics responsables s'acquittent de leurs obligations, afin de créer les conditions d'une presse indépendante et libre ».

Les participants représentaient aussi bien des sociétés de diffusions publiques que les principales sociétés médiatiques commerciales de toute la région. La session de formation de trois jours a exposé les journalistes à divers thèmes majeurs, tels que les normes internationales relatives à la liberté d’expression, l'éthique et le journalisme, la sécurité, l'auto-défense et la gestion des risques.

Selon Stephen Bwire, un journaliste ougandais, « Cette formation rare était tout à fait à-propos. J'ai travaillé dans le journalisme durant des années et je n’ai jamais bénéficié d’une telle formation ; et cela bien que nous ayons couvert les conflits en direct dans la région. A titre d’exemple, le fait que les journalistes de la région couvrant actuellement la Mission africaine en Somalie aient reçu cette formation, signifie davantage de compétences pour ceux-ci pour évaluer les risques dans chaque situation ».

Un représentant de l'UNESCO a rappelé aux participants que l'Organisation a été chargée de promouvoir la liberté d'expression et la liberté de la presse comme droit fondamental de l’être humain et pierre angulaire de la démocratie, et condition indispensable à la réalisation des autres droits de l’homme. L'UNESCO a de nouveau appelé les gouvernements à adopter une position franche concernant les assassinats de journalistes et à s'assurer que les auteurs de crimes et d'actes de violence à l’encontre des professionnels des médias soient dûment poursuivis.

En septembre dernier et en coopération avec d'autres agences onusiennes et des partenaires professionnels internationaux, l’UNESCO a élaboré un plan d'action destiné à améliorer la sécurité des journalistes et à lutter contre l'impunité des crimes commis à leur égard. Ce plan d’action fera l’objet de discussions lors de la 28e session du Conseil intergouvernemental du PIDC qui se tiendra en mars prochain. Il sera ensuite soumis aux instances responsables de la coordination à l’échelle du système des Nations Unies.

Ce programme de formation sera suivi de séances de sensibilisation, de gestion et de documentation de cas d'agression contre les travailleurs des médias dans les pays spécifiques concernés. La création d’un réseau de journalistes formés pour surveiller, documenter et rendre compte des attentats et des actes de représailles  contre la presse est également prévu au titre de ce projet.




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