04.07.2013 - Communication & Information Sector

L’UNESCO lance son plan d’action pour le numérique

© iStockphoto

Il est difficile de conserver des informations numériques sur le long terme. Les supports de données comme les disquettes ou les CD-ROM ont une courte durée de vie, et même si vous êtes parvenus à garder vos bits et vos octets, le matériel informatique et les logiciels actuels ne pourront sans doute pas lire ces anciennes données. Les archives, les musées et les bibliothèques ont pleinement conscience de ces problèmes, mais ne peuvent pas les résoudre seuls. Ils doivent trouver un moyen de coopérer avec les industries et les gouvernements, pour s’assurer que l’information que nous créons aujourd’hui soit exploitable demain.

Lors de la première conférence internationale de l’UNESCO sur la Mémoire du monde à l’ère numérique (Vancouver, 2012), Martin Berendse, président du Conseil International des Archives (CIA), a proposé la création d’une coalition internationale pour élaborer un plan d’action pour la conservation numérique de la Mémoire du monde.  Cette idée a ensuite été formulée dans la Déclaration de Vancouver. Il est urgent d’élaborer un plan d’action qui propose des solutions, des accords et des politiques qui garantiront un accès sur le long terme et une conservation fiable. Ce plan d’action devra porter sur les questions de la transparence des gouvernements, de l’accès libre aux données et des administrations électroniques. Il devra aussi concorder avec les priorités nationales et internationales, et respecter les droits de l’homme.

Pour préparer ce plan d’action l’UNESCO, l’IFLA, la CIA, la Koninklijke Bibliotheek et la DEN Foundation ont entrepris une réunion de suivi, qui devrait avoir lieu à La Haye, aux Pays-Bas, les 5 et 6 décembre 2013. Les Commissions nationales de l’UNESCO au Canada, en Corée et aux Pays-Bas travaillent en coopération avec le Secrétariat de l’UNESCO pour organiser cette rencontre, où des experts internationaux comme Roly Keating (British Library) et Margaret Hedstrom (University of Michigan School of Information) expliqueront le besoin urgent de créer une coopération plus étroite entre les industries, les gouvernements, les institutions pour le patrimoine et les utilisateurs. L’objectif de cette réunion est de préparer une plateforme où les principaux intervenants pourront se rencontrer, débattre sur la conservation à long terme et statuer sur les mesures envisageables.

En préparation de la réunion de La Haye, les organisateurs ont proposé la mise en place d’un atelier préparatoire de deux heures au Patrimoine numérique 2013, afin de connaître les impressions de la communauté mondiale du patrimoine sur cette initiative, et de recueillir des informations actualisées sur les questions que la plateforme devrait aborder.




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