19.08.2011 - UNESCO

L’UNESCO soutient la Conférence panafricaine sur l’accès à l’information

© PACAI

L’UNESCO participe à l’organisation de la Conférence panafricaine sur l’accès à l’information, qui se tiendra du 17 au 19 septembre 2011 au Cap (Afrique du Sud).

Le groupe de travail Windhoek +20, composé d’organisations de la société civile, organise cet événement à l’occasion du 20ème anniversaire de la Déclaration de Windhoek sur le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste.

Si l’Afrique a fait de grands progrès en matière de liberté d’expression et de liberté de la presse depuis l’adoption de la Déclaration de Windhoek en 1991, le développement de l’accès à l’information est aujourd’hui une question prioritaire dans la région. C’est dans le but de renforcer l’impact de ce document de référence et d’étendre sa portée pour englober la question de l’accès à l’information que le groupe Windhoek + 20 invite plus de 150 acteurs majeurs à se rencontrer pour partager leurs expériences et renforcer les réseaux de défense de l’accès à l’information, une question qui revêt une importance cruciale en Afrique.

La conférence doit adopter une déclaration, intitulée la Plate-forme africaine sur l’accès à l’information (African Platform on Access to Information – APAI), pour exposer ce droit, définir des normes et proposer des orientations pour faire avancer l’adoption et l’entrée en vigueur d’une législation en matière d’accès à l’information sur le continent. Le deuxième projet de la Plate-forme africaine sur l’accès à l’information a été mis en ligne pour consultation publique sur le site de la conférence (http://www.pacaia.org/) et sur le groupe Facebook. En procédant de la sorte, le groupe de travail Windhoek + 20 a voulu permettre la participation du plus grand nombre et la prise en compte des intérêts d’un maximum d’acteurs, concernant un document traitant du droit de savoir, qui est un droit universel garant de tous les autres droits.

La Déclaration de Windhoek a été adoptée le 3 mai 1991, le dernier jour d’un séminaire régionale parrainé par l’UNESCO. La vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO a approuvé la Déclaration dans le courant de l’année 1991 et émis une recommandation qui devait aboutir à la proclamation, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la date du 3 mai pour célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. La Déclaration de Windhoek a servi de référence pour l’adoption, dans différentes régions du monde, d’autres instruments destinés à soutenir des médias libres, indépendants et pluralistes, pierre angulaire de la démocratie. En 2001, dix ans après la Déclaration de Windhoek, l’UNESCO organisait une autre réunion connue sous le nom de Windhoek +10, qui a abouti à l’adoption de la Charte africaine sur l’audiovisuel. En 2011, l’UNESCO salue l’initiative du groupe Windhoek +20 d’organiser une nouvelle rencontre internationale qui va donner naissance à un instrument permettant de faire avancer le droit d’accès à l’information, partie intégrante de la liberté d’expression telle que définie dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.




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