20.05.2014 - Communication & Information Sector

L’UNESCO forme les journalistes à la sécurité numérique à Rabat

UNESCO workshop on freedom of expression and security online, Morocco, January 2014. © UNESCO

Toute communication via Internet peut devenir publique et les journalistes doivent prendre les mesures nécessaires pour en améliorer la sécurité. Tel était le message principal d’une récente formation sur le journalisme respectant les Droits de l’homme et sur la sécurité des journalistes à laquelle 30 journalistes de presse écrite, de télévision et de radio issus du monde arabophone ont participé. Cette formation a été organisé par le Bureau de l’UNESCO à Rabat, le Bureau de l’UNESCO à Doha, le OHCHR Doha-Centre, le Centre Doha pour la liberté de la presse, l’Institut supérieur pour l’information et la communication (ISIC) et le Centre Chorouk pour la démocratie, l’information et les Droits de l’homme ; elle s’est déroulée du 6 au 9 mai 2014 à Rabat (Maroc).

La protection des données numériques est indispensable pour les journalistes qui veulent éviter que certaines informations sensibles ne tombent dans de mauvaises mains. Cela est particulièrement important pour les journalistes d’enquête qui doivent protéger l’identité de leurs sources ou de leurs données brutes.

La formation de quatre jours comprenait une introduction aux règles et conventions internationales des Droits de l’homme, des ateliers pratiques d’écriture et des modules de formation à la sécurité numérique. Ming-Kuok Lim de l’UNESCO était le formateur pour la sécurité numérique et la session de formation sur la protection de données. D’autres formateurs issus du Centre Doha OHCHR, de l’ISIC,  du Centre Doha pour la liberté de la presse et du Centre pour la démocratie, les médias et les Droits de l’homme ont participé aux formations.

Une discussion informelle avec les participants au début de la session a révélé que seuls deux participants sur trente avaient pris part à une formation de sécurité dans le passé, et qu’aucun n’avaient entendu parler ni utilisé des outils de protection de données numériques tels que VPN, TOR et des logiciels d’encodage de données.

« Le manque de compétences en sécurité numérique des participants reflète souvent celui d’autres journalistes, d’après des sondages menés dans d’autres régions », affirme Lim. « De plus en plus de journalistes prennent conscience de l’importance de la formation en sécurité numérique mais beaucoup n’ont pas la possibilité d’y prendre part », dit-il. « Beaucoup se méfient des nouveaux outils de sécurité numérique et pensent qu’ils sont « trop difficiles ou complexes à maîtriser ».

Or les logiciels de protection numérique faciles à utiliser, gratuits et libres peuvent augmenter de façon considérable la sécurité de la communication numérique et protéger les données importantes de tout accès illégal et virtuellement gratuit.

Les aspects pratiques de la formation sont fondés sur les normes internationales de sécurité des journalistes dont le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité mené par l’UNESCO, la Résolution A/RES/68/163 de l’Assemblée générale des Nations Unies ainsi que la Résolution A/HRC/21/12 du Conseil des Droits de l’homme. Toutes ces normes internationales soulignent l’importance d’assurer la sécurité des journalistes, qu’ils travaillent en ligne ou hors ligne.




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