28.03.2006 -

Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano récompense la journaliste libanaise May Chidiac

Sur recommandation d'un jury international de professionnels des médias du monde entier, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a désigné aujourd'hui la journaliste libanaise May Chidiac lauréate 2006 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano.

Sur recommandation d'un jury international de professionnels des médias du monde entier, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, a désigné aujourd'hui la journaliste libanaise May Chidiac lauréate 2006 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano.

 

La présentatrice May Chidiac est une vedette incontestée du petit écran libanais. Ses journaux télévisés et ses émissions du dimanche - Naharkoum Saïd et Bonjour - sur LBC (Lebanese Broadcasting Corp) sont parmi les plus regardés. Cette popularité doit beaucoup à son professionnalisme mais aussi à son franc-parler dans un pays traumatisé par des années de guerre. Victime d'un attentat à la voiture piégée le 25 septembre 2005 à Beyrouth, la journaliste a été amputée de la main et de la jambe gauche. Cette tragédie a profondément ému l'opinion libanaise qui a vu en May Chidiac un symbole de la liberté d'expression. L'attentat dont elle a été victime ressemblait beaucoup à celui qui a coûté la vie, cinq mois plus tôt, au journaliste du quotidien An Nahar, Samir Kassir. Un autre attentat du même type a visé en décembre 2005 l'éditeur d'An-Nahar, Gebran Tueni. La candidature de May Chidiac a été présentée par le ministère libanais de la Culture.

 

Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano est décerné chaque année à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), célébrée en 2006 à Colombo (Sri Lanka). Le Prix - d'un montant de 25 000 dollars - est financé cette année par la Fondation Cano, James et David Ottaway, respectivement ancien reporter du Washington Post et ancien Président du World Press Freedom Committee, et l'UNESCO.

 

Le jury est composé des membres suivants : Walid Al-Saqqaf (Yémen), Ruth de Aquino (Brésil), Conor Brady (Irlande), Kavi Chongkittavorn (Thaïlande), Kunda Dixit (Népal), Joergen Ejboel (Danemark), Catherine Gicheru (Kenya), Daoud Kuttab (Jordanie), Remzi Lani (Albanie), Olena Prytula (Ukraine), John Thloloe (Afrique du Sud), Ricardo Uceda (Pérou) et deux représentants de la Fundación Guillermo Cano (Colombie).

 

Créé en 1997 par le Conseil exécutif de l'UNESCO, le Prix est destiné à mettre en valeur le travail d'une personne, d'une organisation ou d'une institution défendant ou promouvant la liberté d'expression n'importe où dans le monde, surtout si cette action a mis sa vie en danger.

 

Le Prix porte le nom du journaliste colombien Guillermo Cano assassiné en 1987 pour avoir dénoncé les activités des puissants barons de la drogue de son pays. Les candidats sont proposés par les Etats membres, des organisations régionales ou internationales qui assurent la promotion de la liberté d'expression.




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