20.10.2011 - UNESCO

Présentation aux professionnels des médias de la première évaluation du paysage médiatique népalais

Les professionnels des médias en plein travail pendant la conférence sur les IDM - ©UNESCO/Terhi Ylikoski

Les premiers résultats de l’évaluation du paysage médiatique népalais, basée sur les indicateurs de développement des médias (IDM) de l’UNESCO, ont été présentés aux professionnels des médias le 18 octobre 2011 au cours de la Conférence nationale sur les IDM à Lalitpur. Il s’agit de la première évaluation de ce genre au Népal et elle est réalisée par l’Institut de la presse du Népal et la Management Innovation, Training and Research Academy, avec le soutien du Bureau de l’UNESCO à Katmandou.

La conférence, à laquelle assistaient près d’une centaine de professionnels des médias, était organisée pour consulter les acteurs du secteur des médias et recueillir leurs réactions et commentaires sur les premiers résultats afin de finir l’étude, qui doit être publiée dans les prochains mois. Les participants ont confirmé les résultats préliminaires de l’évaluation, qui mettent en évidence un ensemble complexe de problèmes touchant le secteur des médias népalais.

Selon les participants à la conférence, il est urgent de réviser et de réformer les cadres juridiques pour répondre, notamment, à l’évolution rapide des médias sur Internet et aux besoins de l’audiovisuel public. « Il faut appliquer et renforcer la législation en vigueur et mettre un terme à l’exemption de la peine pour les auteurs d’actes criminels contre les journalistes », ont déclaré les délégués.

Les médias doivent renforcer leurs mécanismes d’autorégulation et mener en interne des actions de sensibilisation sur la déontologie. Les participants ont également confirmé le rôle essentiel des médias communautaires au Népal.

La formation des journalistes est un autre problème critique, d’après les délégués. Ils sont collectivement tombés d’accord avec les résultats préliminaires de l’évaluation, qui signale des lacunes manifestes en matière de formation initiale et continue. « Il existe beaucoup d’établissements qui dispensent des formations de journalisme, mais il n’existe aucun mécanisme pour contrôler la qualité de la formation », ont expliqué les participants.

Selon Tanka Dulal, un des membres de l’équipe de recherche, la situation est particulièrement critique dans les districts à l’extérieur de Katmandou, qui ne proposent que des formations de base. « Les journalistes ont besoin d’être formés aux compétences de base du journalisme et aux questions spécialisées telles que les droits de l’homme et la démocratie. »

Le Népal est l’un des premiers pays de la région à procéder à une évaluation systématique de son paysage médiatique. « Les conclusions de notre travail auront un intérêt non seulement ici, au Népal, mais également à l’échelle internationale », a expliqué Axel Plathe, chef du Bureau de l’UNESCO à Katmandou. « Je pense que beaucoup de pays se tourneront vers le Népal au cours des prochaines années, quand ils décideront de procéder à une évaluation de ce type. »

L’évaluation est basée sur les indicateurs de développement des médias de l’UNESCO. Ces indicateurs proposent un cadre détaillé pour évaluer le paysage médiatique d’un pays et aborder les questions politiques. Ils portent sur cinq grands domaines :

  • le système de régulation et de contrôle,
  • le pluralisme et la diversité des médias,
  • les médias comme plate-forme du débat démocratique,
  • la formation professionnelle,
  • les infrastructures.



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