04.05.2007 -

Le Bureau de l'UNESCO à New York célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse

Hier, Journée mondiale de la liberté de la presse, le Bureau de l'UNESCO à New York organisait un déjeuner et une table ronde sur le thème : « La liberté de la presse, la sécurité des journalistes et l'impunité. » Organisée au Siège des Nations Unies, cette manifestation réunissait plus de 150 participants, délégués des Nations Unies, journalistes, représentants d'organisations non gouvernementales et universitaires.

Au cours des dix dernières années, un millier de professionnels des médias dans le monde ont trouvé la mort dans l'exercice de leurs fonctions, ce qui représente près de deux victimes par semaine, selon le nouveau rapport publié par l'Institut international pour la sécurité de la presse (INSI).

 

Les participants ont examiné les conditions de plus en plus difficiles que rencontrent les professionnels des médias qui tentent d'enquêter dans les zones de conflit et dans ce que l'on appelle les « zones grises », où l'absence d'Etat crée des situations d'anarchie extrêmement dangereuses.

 

« Dans ces zones grises, la situation est beaucoup plus difficile, simplement parce que les solutions rationnelles n'existent pas », a expliqué Georges Malbrunot, le correspondant du Figaro qui, pendant 124 jours en 2004, fut l'otage d'un groupe qui se présentait comme l'Armée islamique d'Iraq. « Les zones de conflit deviennent de plus en plus difficiles pour les journalistes car le danger est imprévisible et omniprésent. »

 

« Les journalistes se font tuer mais aussi, et de plus en plus souvent, ils sont victimes de menaces et d'agressions physiques », a indiqué Judith Matloff, qui représentait l'INSI et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

 

Jon Williams, de BBC News, était venu à New York afin de recueillir le soutien de la communauté diplomatique et des médias internationaux en faveur de la libération de son collègue, le journaliste britannique Alan Johnston, enlevé à Gaza le 12 mars dernier.

 

« Il est essentiel de mettre en place un réseau de solidarité avec les journalistes, en particulier avec ceux qui travaillent dans les zones à haut risque », a déclaré Juan Francisco Ealy Ortiz, directeur de la publication mexicaine El Universal. S'agissant du rôle des Nations Unies et de l'UNESCO, Ealy Ortiz a affirmé : « Ces deux institutions devraient s'efforcer ... d'exiger une plus grande responsabilité de la part de l'ensemble des Etats membres. »

 

Le déjeuner de l'UNESCO succédait à un autre événemt célébrant la Journée mondiale de la liberté de la presse qui était présidé par Kiyotaka Akasaka, Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information. L'UNESCO soutenait la participation de Ealy Ortiz à ce programme. L'UNESCO était également représentée par Hélène-Marie Gosselin, qui a lu le message du Directeur général adressé aux délégués des Nations Unies.




<- retour vers Actualités
Retour en haut de la page