Des journalistes formés à l’utilisation des TIC pour améliorer le reportage sur le VIH/SIDA

L’UNESCO a expérimenté un projet de formation destinée aux journalistes et portant sur l’utilisation des technologies de la communication et de l’information (TIC) pour améliorer le reportage sur le VIH/SIDA.

Le point central de la science du SIDA constitue un nouveau départ en termes de formation des medias sur le VIH. Souvent, la formation des médias dans ces secteurs se focalise sur le reportage des questions médicales et sociales du VIH/SIDA mais peu de journalistes dans les pays frappés durement par le SIDA sont formés pour accéder et traiter l’information sur les développements scientifiques.

La formation comprend l’utilisation des TIC pour rassembler l’information scientifique de base sur le VIH/SIDA, suivre à la trace les développements de la recherche les plus récents utilisant la littérature scientifique et les alertes média, et identifier et contacter les scientifiques engagés dans la recherche ainsi que ceux capable de commenter sur sa signification.

Les ateliers portaient principalement sur l’apprentissage du reportage et la reconnaissance des sources des derniers développements scientifiques. Cela comprend un cours pratique des connaissances Internet à niveaux débutant et avancé – y inclus la recherche d’information et de ressources pertinentes et sérieuses, et l’établissement d’un réseau de groupes d’intérêts spéciaux – ainsi que la formation en techniques de journalisme. Les documents de formation de ces ateliers sont accessibles gratuitement sous la forme d’un module du Kit de formation aux multimédias, disponible sur cd-rom de l’UNESCO mais aussi téléchargeable ici.

Les premiers ateliers pilotes ont eu lieu à Kampala (Ouganda), Chennai (Inde) et Bangkok (Thaïlande). Un quatrième atelier est prévu pour l’Afrique francophone et devrait se dérouler à Dakar (Sénégal). L’atelier d’une durée de cinq jours aura pour objectif de fournir les éléments suivants aux journalistes ainsi qu’aux autres professionnels de la communication :

  • Une meilleure compréhension de la nature du VIH, comprenant le type de maladie dont il s’agit, sa propagation, les moyens de le diagnostiquer, de le traiter et de le prévenir ;
  • Augmenter la sensibilisation aux derniers résultats scientifiques sur le VIH/SIDA, et leurs implications potentielles pour diagnostiquer, traiter et prévenir;
  • Une meilleure capacité à fournir des arguments pour contrecarrer les questions posées à l’opinion scientifique sur la relation entre HIV et SIDA ;
  • Une sensibilisation aux ressources disponibles via l’Internet ou autre pour vérifier la légitimité scientifique des demandes de nouvelles formes de prévention et de traitement ;
  • Une sensibilisation à l’importance à la fois de la recherche de base en immunologie mais également aux autres disciplines, ainsi que des tests médicaux contrôlés (tel de potentiels vaccins) pour s’attaquer au VIH/SIDA avec succès.
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