Principales organisations de défense des journalistes

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Les organisations non gouvernementales qui militent en faveur des droits de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes sont au moins au nombre de huit, outre les grandes organisations de défense des droits de l’homme au sens large. Elles constituent une précieuse source d’information sur l’état de la liberté de la presse dans le monde.

  • La Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui édite un manuel de sécurité, a mis sur pied un « Fonds d’entraide » en faveur des journalistes menacés, afin de leur fournir une assistance matérielle et juridique. Ce fonds s’inscrit dans le Programme de la FIJ pour la Sécurité personnelle des journalistes, qui comprend des études de cas, des campagnes de protestation, la diffusion d’informations et la production de diverses publications. Le siège de la FIJ est à Bruxelles.
  • Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) tient un « index de l’impunité » des pays ayant régulièrement démontré leur incapacité à élucider les assassinats de professionnels des médias ces dix dernières années. Le CPJ, dont le siège est à New York, publie un manuel de sécurité intitulé « Journalist Safety Guide » en anglais, espagnol et arabe.
  • Reporters sans frontières (RSF) affiche sur son site un planisphère où apparaissent en rouge les pays dont les régimes sont qualifiés de « prédateurs » d’une liberté de la presse gravement menacée ou inexistante. RSF tient aussi un « baromètre de la liberté de la presse » où est tenu à jour le nombre de journalistes assassinés et emprisonnés, ainsi que celui des « net-citoyens » (blogueurs) incarcérés. Le siège de RSF est à Paris.
  • L'International News Safety Institute (INSI), dont le siège est à Londres, développe des programmes de sécurité pour les travailleurs des médias aux niveaux mondial et local. Il entend établir un réseau mondial d’organisations visant à réduire les risques. Sur la page d’accueil de son site, l’INSI affiche un décompte des journalistes assassinés depuis le début de l’année.
  • The International Press Institute (IPI), qui présente aussi sur son site un décompte des professionnels tués (« Death Watch Counter »), fête son soixantième anniversaire cette année. Installé à Vienne (Autriche), l’IPI s’intéresse de près aux journalistes confrontés à un déni de justice et tient lui aussi une « watch list » des pays dérivant vers un autoritarisme menaçant pour la liberté d’opinion. L’IPI affirme tenter, chaque fois que c’est possible, d’ouvrir un dialogue avec les Etats concernés afin de les convaincre de ne pas museler leurs médias.
  • L'Association mondiale des journaux (AMJ/WAN) consacre une partie de son site aux atteintes à la liberté de la presse, indiquant le nombre de professionnels de la presse assassinés et dénonçant les manquements les plus graves. L’AMJ partage son siège entre Paris et Darmstadt (Allemagne).
  • L'Echange international de la liberté d'expression (IFEX) est un réseau mondial de 88 organisations nationales et régionales de défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme qui œuvrent à défendre et à promouvoir le droit à la libre expression. L’IFEX, dont le site est en cinq langues, a son siège à Toronto (Canada)
  • L'Institute for War and Peace Reporting (IWPR) a pour objectif de favoriser les conditions d’instauration de la paix et de la démocratie grâce à une presse libre. De concert avec les médias locaux dans les pays où la liberté de la presse est naissante, l’IWPR assure des formations pratiques à destination des journalistes. Installé à Londres, il édite en anglais un « manuel à destination des journalistes locaux dans les zones de crise ».
  • Le Mémorial des journalistes répertorie chaque victime sur Internet, le média pour laquelle elle travaillait, et la date de sa mort depuis l’année 1944.
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