L’UNESCO et ses partenaires lancent l’Alliance mondiale genre et médias

© Kraising Boonyarangkavorn

La nouvelle Alliance a été formée dans le but de multiplier les mesures prises pour l’égalité des genres, dans le contenu médiatique comme au sein des effectifs des médias. Ce réseau comprend des représentants des organisations de médias, des professionnels des médias, des universitaires, des décideurs politiques, des organisations de la société civile et des agences du développement. Toutes les parties qui adhèrent aux principes fondateurs peuvent rejoindre l’Alliance et participer activement à sa mission. Cliquez ici pour rejoindre l’Alliance.

La mission de l’AMGM est définie en ces termes par la Déclaration finale de la conférence : « Nous nous engageons pour l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes de toutes générations pour leur permettre d’être pleinement actives et d’accéder à l’expression et à la prise de décision. Pour ce faire, nous favoriserons l’ouverture aux genres dans l’environnement des médias et de la communication afin d’atteindre la parfaite égalité des genres au sein des organisations des médias. »

Le Forum a été organisé à Bangkok sur la base de la Déclaration de Beijing et de la Plate-forme d’action énoncées en 1995 lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Dans cette déclaration, les Nations Unies avaient désigné comme source majeure de préoccupation les inégalités entre genres dans les médias, aussi bien au niveau de l’accès et de la représentation que de la sous-représentation dans les postes décisionnels. Toutefois, les progrès depuis lors n’ont été que sporadiques, faute d’un mouvement mondial pour leur donner plus de force.

Janis Karklins. © Kraising Boonyarangkavorn

Le Sous-Directeur de l’UNESCO pour la Communication et l’information Janis Karklins a mis en avant lors de la séance de clôture de la conférence que l’AMGM contribuerait au Programme de développement de l’après-2015 et à la Conférence mondiale sur les femmes des Nations Unies en 2015.

M. Karklins a également annoncé qu’il resterait possible de commenter la Déclaration finale de la conférence sur le site de l’UNESCO jusqu’au 15 décembre 2013.

La Secrétaire générale de la Commission nationale thaïlandaise pour l’UNESCO Mme Churairat Sangboonnum a déclaré à cette séance de clôture que le Forum avait réussi à stimuler le dialogue sur l’égalité des genres et les médias.

 « Le but de ce rassemblement était de stimuler le débat sur les obstacles que rencontrent les programmes pour le genre dans les médias aux niveaux national, régional et international, a-t-elle déclaré. Nous visions plus précisément à favoriser la création de l’Alliance mondiale genre et médias et à atteindre le troisième Objectif du millénaire pour le développement : la promotion de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes. J’estime que ce Forum nous a permis d’atteindre les objectifs que nous nous étions fixés. »

Corletha Ollivierre et Churairat Sangboonnum. © Kraising Boonyarangkavorn

Corletha Ollivierre, Directrice de l’Union des radiodiffusions des Caraïbes, a salué le projet de cadre pour l’AMFM, qu’elle voit comme le début d’une dynamique de dialogue et de coopération, en particulier entre les organisations de la société civile et les organes de presse.

« L’Alliance mondiale prend aujourd’hui naissance, a-t-elle annoncé, et nous tous qui sommes présents à cette naissance allons nous lier à d’autres partenaires pour être sûrs de changer les choses. Les organes de presse ne sont pas les ennemis de la société civile. Il nous faut trouver le moyen de nous impliquer efficacement. (…) Ensemble nous pourrons opérer le changement nécessaire. »

Selon Philomène Aboudou de l’Union africaine de radiodiffusion, l’AMGM constitue un important forum pour la coopération et un mécanisme qui faisait depuis longtemps défaut pour résoudre une des principales préoccupations énoncées dans le Plan d’action de Beijing. « À Beijing nous avions abordé la question des genres dans les médias, mais sans y donner suite. Désormais, nous avons à notre disposition un important mécanisme pour nous y atteler avec l’UNESCO. »

Adama Lee Bah, Présidente de l’organisation Young People in the Media et représentante de la jeunesse au Comité directeur de l’Alliance mondiale des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information, appelle les jeunes à s’exprimer au sein de l’AMGM et leurs ainés à tenir compte de leurs avis. « Ce que nous voulons (…) c’est une plate-forme sur laquelle les jeunes pourront formuler en toute confiance leurs idées, leurs rêves et les défis qu’ils se lancent pour bâtir un avenir meilleur. »

L’UNESCO a organisé le Forum mondial genre et médias avec ses partenaires : l’ONU Femmes, le Ministère thaïlandais de l’Éducation, l’Organisation météorologique mondiale, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) le Centre de Doha pour la liberté des médias, l’IREX, l’Association mondiale pour la communication chrétienne, l’Institut Panos en Afrique du Sud, l’université Thammasat, le radiodiffuseur public thaïlandais et Al-Jazeera.

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