Funmilayo Ransome-Kuti

Et l’Association des femmes d’Abeokuta

La présente bande dessinée constitue une interprétation de certaines périodes de la vie de Funmilayo Ransome-Kuti (1900-1978) née à Abeokuta, dans l’Etat actuel d’Ogun, au Nigéria. En 1914, elle compta parmi les premières filles à rentrer à l’ « Abeokuta Grammar School », où elle enseigna par la suite.

A partir de 1919, elle poursuivit ses études au « Wincham Hall College » de Manchester, en Angleterre. A son retour, en 1922, elle abandonna son nom chrétien, Frances Abigail, sans doute en réaction à la ségrégation à laquelle elle avait dû faire face en Angleterre. Rapidement, elle s’engagea dans les principaux mouvements éducatifs anticoloniaux du Nigéria et de l’Afrique de l’Ouest. Elle œuvra sans relâche pour améliorer l’accès des femmes à l’éducation et à la représentation politique.

En 1944, elle fonda l’Abeokuta Ladies’ Club (Club des dames d’Abeokuta, qui devint plus tard l’Union des femmes d’Abeokuta, [Abeokuta Women’s Union]). Cette organisation, engagée dans la défense des droits politiques, sociaux et économiques des femmes, devint l’un des mouvements de femmes les plus importants du 20e siècle. Son engagement sans faille en faveur de la coopération et la solidarité l’amena à jouer un rôle clé en politique, notamment lors des négociations de 1946 sur la Constitution, pendant la période de pré-indépendance du Nigéria.

Les illustrations sont basées sur un travail de recherche historique et iconographique sur Fun-milayo Ransome-Kuti et la période du milieu du 20e siècle au Nigéria. Elles ne prétendent aucunement représenter avec exactitude les faits, les personnages, l’architecture, les coiffures et les parures de l’époque.

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Lumière sur les femmes !

La collection Femmes dans l’histoire de l’Afrique, ainsi que le site web du même nom, poursuivent l’objectif de mettre en lumière une sélection de 20 figures féminines. Cette sélection ne représente qu’une infime partie de la contribution des femmes africaines, qu’elles soient connues ou anonymes, à l’histoire de leur pays, de l’Afrique et de l’humanité tout entière. A travers cette initiative,  l’UNESCO souhaite mettre en exergue leur héritage et inviter à poursuivre la recherche sur le rôle des femmes dans l’histoire africaine.

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