Sauvegarde des langues en danger
La moitié des 6 700 langues parlées aujourd’hui sont en danger de disparition d’ici la fin du siècle. C’est un processus qui peut être freiné seulement si des actions urgentes sont prises par les gouvernements et les communautés de locuteurs. Le programme des langues en danger de l’UNESCO mobilise la coopération internationale pour attirer l’attention sur cette situation alarmante et pour promouvoir les solutions innovantes développées par des communautés, experts et autorités.
Les langues constituent l’un des outils principaux de l’humanité pour interagir et pour exprimer des idées, des émotions, des connaissances, des souvenirs et des valeurs. Les langues sont aussi les principaux véhicules des expressions culturelles et du patrimoine culturel immatériel, essentiels à l’identité des individus et des groupes. La sauvegarde des langues en danger est donc une tâche cruciale dans la maintenance de la diversité culturelle dans le monde.

Atlas interactif des langues en danger du monde©UNESCO
L’activité phare de l’UNESCO dans la sauvegarde des langues en danger est l’ Atlas des langues en danger dans le monde, dont la troisième édition imprimée (sous presse) s’accompagne d’une version en ligne. L’Atlas interactif, accessible en ligne gratuitement, vise à fournir aux communautés de locuteurs, aux autorités compétentes et au public en général des ressources actualisées et continuellement mises à jour par un réseau grandissant d’experts et de membres de communautés.
L’UNESCO a collecté des exemples de projets récents de sauvegarde des langues dans son Registre des bonnes pratiques de sauvegarde des langues. Il existe aussi d’innombrables autres exemples publiés par d’autres organismes. La première étape de tout effort de sauvegarde doit être une évaluation de la vitalité des langues concernées suivie de mesures spécifiques bien planifiées. L’UNESCO explore aussi les possibles relations entre la diversité linguistique et la biodiversité au niveau planétaire.
Les langues dans la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
La Convention de 2003 reconnaît le rôle vital de la langue dans l’expression et la transmission du patrimoine vivant. Tous les domaines du patrimoine culturel immatériel – des connaissances sur l’univers aux rituels, des arts du spectacle à l’artisanat – dépendent de la langue pour leur pratique quotidienne et leur transmission inter-générationnelle. Dans le domaine des expressions et traditions orales, la langue n’est pas seulement le véhicule du patrimoine immatériel, mais sa substance même.
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