12e édition: La culture arabe au rendez-vous de la modernité

Suite à la recommandation du Jury international présidé par M. Amadou Mailele, la Directrice générale Mme Irina Bokova a nommé la Fondation arabe pour l’Image (Liban) et l’éditeur Farouk Mardam-Bey (France) lauréats de la 12e édition du Prix UNESCO-Sharjah.

L'équipe de la Fondation Arabe pour l'Image (Liban) et Farouk Mardam-Bey (France), lauréats 2013-2014 du Prix UNESCO-Sharjah pour la culture arabe. © Kassim Dabaji, Mind the gap & Laurent Denimal

La Fondation arabe pour l’Image (FAI) est une organisation à but non lucratif qui collecte, préserve et étudie des photographies du monde arabe et de sa diaspora. Créée en 1997, la FAI met en place des expositions, des collaborations et des échanges internationaux, elle encourage les artistes et valorise leur travail, notamment à travers un réseau unique dans la région. Ce réseau-observatoire (MoHo : Modern Heritage Observatory) s’étend du Mashreq au Maghreb, s’intéressant à toute forme de patrimoine qu’il immortalise par l’image : architecture, cinéma, presse, mémoire collective, etc. La FAI est soutenue par des partenaires privilégiés à travers le monde, dont l’Institut du monde arabe, hôte régulier, qui dévoile des pans entiers de leurs archives, notamment à travers l’exposition Il était une fois l’Orient Express (du 4 avril au 31 août 2014). À l’heure de l’image, et au vu des bouleversements que connaît le monde arabe actuellement, le travail de la FAI se révèle — outre par le caractère unique et original de sa démarche — être d’un intérêt primordial pour la conservation et la promotion de l’histoire du monde arabe, non seulement sociopolitique et économique, mais aussi artistique et culturelle.

Farouk Mardam-Bey est, depuis une vingtaine d’années, le plus important éditeur de littérature arabe traduite en France. Tout au long de sa carrière, Farouk Mardam-Bey a su faire connaître au public — non seulement français, mais également européen — aussi bien les incontournables de la littérature arabe classique (de la poésie préislamique jusqu’à Khalil Gibran), que les meilleurs textes des plus grands auteurs contemporains, témoins de l’ébullition du monde arabe (M. Darwich, A. R. Mounif, S. Ibrahim, E. Khoury, H. Barakat, H. Selmi, H. El-Cheikh, etc.), et ce dans des traductions françaises des plus fines et soignées. Son expérience comme traducteur, consultant culturel, responsable de bibliothèques prestigieuses (dont celles de l’Institut du monde arabe et de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales), rédacteur de revues, en plus de son travail d’écrivain et de penseur, à la confluence des cultures, agit dans le sens du vivre-ensemble et du dialogue interculturel.

Le Prix sera remis aux deux lauréats par Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, le 2 mai prochain au siège de l’Organisation. Sera également inaugurée, à cette occasion, « Sûra wa Kalima, Périple photo-romanesque à travers le monde arabe », exposition d’une sélection des archives photographiques de la Fondation arabe pour l’Image, illustrée d’extraits de textes de littérature arabe édités par Farouk Mardam-Bey.

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