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Afghanistan

Minaret de Jam, Afghanistan © Claudio Margottini

 

En 2018, le Comité a approuvé une aide financière d'un montant de 45 000 $ à l'Afghanistan, pour soutenir les mesures préparatoires d'activités conformes aux articles 5 et 30 du Deuxième Protocole de 1999.

Le contrat d'allocation financière a été récemment conclu entre l'Afghanistan et l'UNESCO. En vertu de ce contrat, l'Afghanistan pourra, entre autres, élaborer un plan d'action stratégique sur les priorités de la protection des biens culturels contre les conséquences prévisibles d'un conflit armé et organiser une formation avancée pour les formateurs militaires et les conseillers juridiques sur la protection des biens culturels en temps de conflit armé.

Burkina Faso

Ruines de Loropéni, Burkina Faso© CRA-terre / Ensag

 

En 2019, le Comité a accordé un montant de 44 628 $ au Burkina Faso provenant du Fonds pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé en vue de la mise en œuvre des activités suivantes :

  •  organisation d'une réunion de sensibilisation des membres du Comité interministériel des droits de l'homme et du droit international humanitaire sur le Deuxième Protocole de 1999 ;
  •  élaboration, avec l'ensemble des acteurs nationaux, d'un plan d'action pour la mise en œuvre de la Convention de 1954 et de ses deux Protocoles, comprenant l'amélioration de la législation nationale et la préparation des demandes d'octroi de la protection renforcée, progressivement, à 11 biens culturels ;
  • préparation d'un acte législatif axé sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé ; et
  • préparation d'une demande d'inscription de 11 biens sur la liste de la protection renforcée.

Une fois le contrat d'allocation financière conclu, le Burkina Faso pourra réaliser les activités susmentionnées en coopération avec l'UNESCO.

El Salvador

Site archéologique de Joya de Cerén, El Salvador © Joann Miller

Une somme de 23 500 $ a été accordée au Salvador en décembre 2011 par le Comité afin de faire connaître l'emblème du Bouclier bleu et son rôle et d'identifier les biens culturels à placer sous sa protection en cas de conflit armé.

L'aide financière accordée au Salvador a permis à ce pays, entre autres activités, de promouvoir la connaissance de l'emblème du Bouclier bleu au niveau local. L'objectif était, par le biais de divers ateliers, de faire en sorte que la population salvadorienne puisse identifier l'emblème protecteur des biens culturels en cas de conflit armé. En outre, 11 bâtiments identifiés ont été considérés par les autorités locales comme des biens culturels à placer sous la protection du Bouclier bleu, parmi lesquels on trouve le Palais des Beaux-Arts, l'Arc Duran ou le Théâtre national de San Salvador.

Libye

Site archéologique de Cyrène, Libye © UNESCO

En 2016, le Comité a accordé 50 000 $  à la Libye pour des mesures d'urgence visant à assurer la protection adéquate des biens culturels concernés et à empêcher leur détérioration, leur destruction ou leur pillage.

Le montant accordé a permis à la Libye de sécuriser, réhabiliter et restaurer deux musées locaux et de protéger les biens culturels situés dans deux oasis.

  • D'une part, la Libye a réussi à établir un inventaire des objets et outils dispersés contenus dans les musées Al Gaygab et Gasr Libya, mais aussi à renforcer leur sécurité en installant des alarmes et un système de caméras de surveillance.
  • D'autre part, la Libye a achevé avec succès le ré-enterrement d'une partie des tombes et des vestiges des tombes restantes dans les oasis d'Al-Gaghbub et d'Al-Koffra.
  • Enfin, la campagne de sensibilisation menée par les autorités a porté ses fruits puisqu'un grand nombre de citoyens ont remis des antiquités provenant des tombes de l'oasis d'Al-Gaghbub et des poteries des musées de Gasr Libya et d'Al-Gaygab, qui étaient en la possession de particuliers pendant plusieurs années.

Mali

Villes anciennes de Djenné, Mali © Ko Hon Chiu Vincent

Une somme de 40 500$ a été accordée au Mali en décembre 2012 au titre de l'aide d'urgence par le Comité dans le but principal de protéger les biens culturels dans le nord du pays et de faire un bilan de la situation. Lors de la 11e réunion du Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé en 2016, 40 000 $ ont été accordés au Mali en relation avec la demande d'octroi de la protection renforcée pour la tombe des Askia soumise par les autorités maliennes. En 2018, 15 000 $ ont été approuvés par le Comité au Mali, pour soutenir les mesures préparatoires d'activités conformes au Deuxième Protocole de 1999.

Dans le cadre de la première contribution financière, le Mali a pu effectuer diverses évaluations et missions d'intervention concernant ses biens culturels.      

  • En particulier, le Mali a évalué l'état de conservation de plusieurs bâtiments, dont des sites archéologiques inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO (Djenné-Djeno, Hambarkétolo, Tonomba, etc.) mais aussi des musées et les collections qui y sont conservées (Musée du Sahel et Musée de Sikasso).
  • Ces différentes évaluations ont mis en évidence certaines lacunes, qui ont ensuite nécessité des actions pour les améliorer. A titre d'exemple, le Musée régional de Sikasso a fait l'objet d'une intervention d'urgence pour le traitement des collections (désinsectisation des locaux et fumigation des objets infestés) et des installations (renforcement des capacités physiques du bâtiment avec, notamment, l'étanchéité du bâtiment).

La deuxième assistance internationale concerne principalement le tombeau des Askia, qui a été inscrit sur la liste des biens culturels sous protection renforcée.

  • Le Mali a pu sensibiliser les communautés locales et les autorités coutumières au statut de protection renforcée du Tombeau, notamment grâce à des réunions organisées dans la cour du site et dans le gouvernorat de la région, réunissant les différentes parties prenantes.
  • Dans le cadre de la préparation d'un inventaire des biens mobiliers et de l'établissement de plans d'urgence contre l'effondrement du bâtiment et les risques d'incendie, un contrat d'étude a été signé entre la Direction nationale du patrimoine culturel du Mali et un consultant spécialisé dans les mesures de conservation préventive des biens culturels.
  • Enfin, le Mali a élaboré et adopté un plan pour la formation continue de ses forces armées en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel en cas de conflit armé.

Dans le cadre de la troisième assistance financière récemment accordée, le Mali, en coopération avec l'UNESCO, a entrepris, entre autres actions, l'élaboration d'un amendement législatif transposant les dispositions du chapitre IV du Deuxième Protocole de 1999 dans le droit national malien.

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