Le gouvernement et la société civile sont déterminés à travailler ensemble pour la culture

© Acte Sept

Une initiative de l’organisation non gouvernementale, Acte SEPT, encourage une plateforme sur le dialogue culturel entre le gouvernement et la société civile au Mali. Un congrès national organisé par l’ONG a rassemblé quelques 370 acteurs culturels maliens pour discuter de la mise en œuvre de la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Ayant ratifié la Convention en 2006, il restait pour le Mali à se familiariser avec elle afin de pouvoir se l’approprier. Pour l’aider dans cet exercice, Acte SEPT a organisé ce congrès à Bamako en avril 2012, impliquant des membres d’organisations culturelles, des représentants du gouvernement et divers délégués régionaux. La société civile malienne et les gouvernements locaux ont ensuite élaboré un plan d’action et pensé des activités qui appuieront une prise de décision plus transparente et créeront des opportunités plus équitables pour les artistes locaux.

Mahamadou B. Touré, Président du Patrimoine matériel et immatériel de la coalition régionale de Gao, a déclaré que le congrès était le premier du genre. « Il a rassemblé tous les Maliens et toutes les Maliennes du domaine de la culture ... Ils sont informés et ils affirment leur volonté et leur engagement à participer à la mise en œuvre de la Convention dans le pays », a-t-il expliqué.

Lors de cette réunion, les représentants de huit régions et d’un district ont débattu sur divers sujets et ont établies coalitions régionales pour la diversité culturelle, dans lesquelles la société civile pourra jouer un rôle plus important.

Toujours dans le cadre de cet événement, les participants se sont mis d’accord sur les règles procédurales et sur un plan d’action national pour la Coalition malienne pour la diversité culturelle (CMDC) ; la CMDC est une organisation qui permet aux artistes et professionnels culturels de joindre leurs efforts pour promouvoir la diversité des expressions culturelles.

Suite à cet événement, d’autres réunions ont eu lieu dans cinq régions, qui ont abouti à l’élaboration d’une liste d’exigences pour le développement de politiques culturelles dans les régions. Yusuf Goundiam, Président de l’Organisation dans la Coalition régionale de Ségou, a déclaré : « Le projet m’a permis de sortir de mon isolement au niveau local ».

5 000 copies de la Convention, traduite en Bambara – la langue locale – ont été distribuées gratuitement. Un récit sur cassette audio et sur CD du texte de la Convention a aussi été produit comme un moyen novateur pour sensibiliser davantage au sujet de la Convention.

En diffusant la Convention à grande échelle, le Mali a encouragé une meilleure compréhension dans le secteur culturel et au sein de la société civile. Ceci a aussi amélioré la compréhension quant à la manière de concevoir des politiques culturelles locales et des infrastructures qui permettent la création, la production et la distribution d’œuvres culturelles.

Le Président d’Acte SEPT, Adama Traoré, a déclaré qu’apprendre ce qu’est la Convention a fourni aux participants une base de travail concrète. « Le cœur de cet engagement se traduira en plan d’action à réaliser par chaque coalition régionale, » a-t-il expliqué.

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