De nouvelles compétences ouvrent les horizons des artistes togolais

Atelier de formation par le formateur Sokey (gauche) et échange entre des artistes du Togo et du Burkina Faso (droite) © Coalition Togolaise pour la Diversité Culturelle

Une étude du gouvernement togolais a récemment conclu que les industries culturelles du pays étaient embryonnaires et avaient besoin d’investissement. Pour soutenir les industries de l’artisanat et du design, la Coalition togolaise pour la diversité culturelle s’est efforcée de développer les compétences techniques et commerciales des artistes talentueux. Le Fonds international pour la diversité culturelle de l’UNESCO a fourni un financement à ce projet essentiel.

Au cours d’une série d’ateliers sur les techniques d’arts visuels et arts numériques émergents, de nombreux artistes ont acquis une expérience pratique. La formation comprenait, entre autres : des techniques de peinture numérique, des travaux de photographie et l’utilisation de l’Internet pour trouver de l’inspiration, ainsi que l’utilisation de médias sociaux pour promouvoir les créations.

L’artiste, Adam de Kandé Daa-iyatou-Nekere, qui a participé à l’atelier, a déclaré qu’elle a commencé à voir d’un nouveau regard son travail et les possibilités associées : « J’ai appris à ne pas faire uniquement des batiks ... J’ai appris à faire des designs abstraits et à utiliser des figures géométriques dans mes représenta¬tions, » a-t-elle souligné. « Ceci m’a ouvert l’esprit et m’a donné des idées de fabrication de modèles de pagnes textiles, que nous adorons tellement en Afrique parce qu’ils montrent la beauté des Africains et font partie de notre identité », s’est-elle enthousiasmée.

Un voyage d’étude a conduit la jeune artiste de batik et ses collègues à rendre visite à des artistes de Ouagadougou, au Burkina Faso. Pour bon nombre d’entre eux, cette visite aux voisins du Nord était le premier voyage hors du pays, et l’échange artistique s’est révélé être une source de grande inspiration.

« La visite au Burkina Faso m’a permis de voir les différences entre ce que fait le Burkina Faso et ce que nous faisons au Togo. Par exemple, ils utilisent le jentig dans le batik, que nous ne connaissons pas ici au Togo. C’est un exemple parmi tant d’autres qui montre la diversité de l’art burkinabé ; j’ai été grandement inspirée par le voyage », a encore mentionné Mme Adam-Nekere.

Des expositions des œuvres des participants, notamment à la Foire de l’Artisanat du Togo, à Lomé en décembre 2011, ont fait connaître les profils des artistes. L’événement de trois jours a fourni aux artistes une plateforme locale et nationale ainsi que l’occasion de côtoyer des professionnels et des membres de la communauté.

Mme Adam-Nekere et M. Komlan Modenu, un jeune peintre participant, ont depuis installé leurs propres ateliers. Prendre part à cette initiative leur a permis, ainsi qu’à leurs pairs, d’améliorer leurs capacités et d’élargir leurs horizons créatifs.

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