Création d’opportunités pour les communautés autochtones dans les industries culturelles du Kenya

Pastoralist Development Network of Kenya (ONG), Kenya
Financement FIDC : US$ 95 547 | Calendrier : février 2012 – février 2013

© Joana Roque de Pinho

Informations sur le projet

But
Mieux harmoniser les politiques culturelles du Kenya avec les objectifs de la Convention de 2005 en termes de promotion des expressions culturelles et de participation culturelle des communautés autochtones.

À propos du bénéficiaire
Le Pastoralist Development Network of Kenya (Réseau de développement pastoral du Kenya, ou PDNK) est une ONG créée en octobre 2003 à Nairobi. Ce réseau a pour mission d’identifier les lacunes des politiques et de la législation qui affectent les populations pastorales telles que les communautés de bergers, de chasseurs-cueilleurs et de pêcheurs. Les groupes autochtones souhaitent, par la mobilisation de leurs communautés, agir sur les questions intéressant leurs régions respectives, en particulier celles qui concernent la subsistance, le bien-être économique et social et la santé écologique. Le but est de permettre aux communautés pastorales de recenser les problèmes essentiels de leur localité, d’identifier les incohérences de l’action publique, de définir des interventions publiques appropriées et de soutenir l’adoption de textes de loi pour stimuler le développement des zones pastorales. Le partage de l’information, des expériences et des leçons apprises entre les différents groupes fait partie intégrante des activités du PDNK.

Contexte local
Les communautés autochtones représentent environ 70 % des catégories de population les plus pauvres du Kenya. Leur participation est essentielle à la bonne mise en œuvre des stratégies de réduction de la pauvreté ; cependant, dans la plupart des cas, les groupes pastoraux ne sont pas pris en compte dans les discours sur le développement et les politiques.

Il importe de noter que le tourisme, qui constitue la principale source de revenus du Kenya, s’appuie en grande partie sur les expressions culturelles de groupes autochtones comme les Masai, les Samburu, les Suba et les Nyala. Néanmoins, la valeur de leurs expressions culturelles, ainsi que de leur contribution au développement social, économique, culturel et environnemental, est insuffisamment reconnue. Cela est particulièrement évident dans les politiques culturelles du Kenya : alors que les expressions culturelles sont désignées comme des éléments clés du développement durable, ces politiques accordent peu de place à la promotion des expressions et des systèmes de connaissance autochtones. En conséquence, les biens culturels produits par ces communautés ne reçoivent guère plus de considération que des marchandises ordinaires.

Principaux objectifs
L’objectif principal de ce projet est d’aider à reconnaître l’apport des communautés autochtones au développement culturel du Kenya. Le projet établit par le biais d’enquêtes que les expressions culturelles autochtones constituent un élément essentiel du secteur créatif du pays. Il montre que les industries culturelles autochtones offrent des opportunités pour le développement durable. Il met en avant la nécessité de développer la promotion des expressions culturelles des communautés autochtones.

Principales activités
Ce projet mène et publie des enquêtes sur la situation des expressions culturelles des communautés autochtones et mettra en évidence leur potentiel pour le développement. Les résultats de ces enquêtes servent de ressource d’information et d’outil de promotion. Ils sont rendus publics dans le cadre de campagnes organisées par le PDNK afin de promouvoir la visibilité des groupes autochtones dans la sphère publique kenyane et de protéger leurs droits en tant que minorités. Ces activités incluent une couverture médiatique, la rédaction de notes d’orientation, des réunions de lobbying avec des décideurs, ainsi que l’organisation d’un atelier national. Le PDNK procède aussi à des échanges de connaissances avec les groupes autochtones, notamment au sujet des droits de propriété intellectuelle, des opportunités en matière d’investissement et d’autres dispositifs existants pour soutenir le développement de leur production culturelle.

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