Formation des responsables culturels sénégalais dans la mise en œuvre de la politique culturelle

Groupe 30 Afrique (ONG), Sénégal
Financement FIDC : US$ 99 550 | Calendrier : janvier 2012 – janvier 2013

© Jeff Attaway

Informations sur le projet

But
Former durablement les futurs cadres culturels du Sénégal, y compris en termes d'orientations générales des politiques culturelles et souligner l’apport de la culture pour le développement durable.

À propos du bénéficiaire
Créée en Mars 1999, le Groupe 30 Afrique est un réseau interafricain d'échange culturel. Son Siège est à Dakar au Sénégal et le Groupe est présent dans 20 pays africains. Il travaille sur plusieurs axes. Il joue d’abord un rôle de collecte et de diffusion de l’information sur son site AFRICINFO et SUDPLANET, qu’il cogère avec l’association française Africultures. Il organise également des événements artistiques avec une portée politique, comme par exemple un projet photographique sur la démocratie au Kenya pendant les tueries postélectorales. Un des projets phare du Groupe est la création de ‘souks culturels’ à Accra, Dakar, Nairobi et Tunis où sont présentés divers produits culturels africains dans un but informatif et non mercantile.

Contexte local
Au Sénégal, le potentiel des industries culturelles pour le développement a été reconnu dans une certaine mesure avec des initiatives visant la valorisation des arts et de la création, la construction d’infrastructures et l’essor d’initiatives locales. Pourtant, l’ensemble du potentiel culturel et artistique du pays demeure sous-exploité.

L'alternance politique en mars 2000 a suscité un nouvel espoir. C'est ainsi que, dans une approche participative, le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP II) à été conçu. Il a structuré la politique de l'Etat du Sénégal pour la période 2006-2010, en reconnaissant que « le double rôle de la culture s'applique non seulement dans le contexte de la promotion de la croissance économique mais aussi en relation avec les autres objectifs de développement comme le soutien à l'environnement, la préservation des valeurs traditionnelles et la protection des institutions ».

La version officielle du DSRP Il souligne des problèmes de taille, comme la faible professionnalisation de certains créateurs et opérateurs intervenant dans le secteur, l'absence de reconnaissance et de réglementation statuaire des métiers de la culture, l'absence d'un statut professionnel du secteur, la faible capacité institutionnelle du Ministère de la Culture, l’exploitation réduite des potentialités que représente la diversité culturelle nationale et l'absence de protection sociale des professionnels du secteur.

Dans l'optique de lever ces contraintes, le Sénégal a inscrit des actions dans les orientations définies dans le cadre de la Convention de 2005 et s'est engagé dans la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Principaux objectifs
L'objectif global de ce projet est de promouvoir le potentiel pour le développement que présente la culture au Sénégal en créant une structure à portée didactique baptisée la FUTUR ACADEMY. Il s’agit de renforcer les capacités de leaders d’organisations culturelles sur place, car celles-ci ont souvent besoin d’être accompagnées dans l’élaboration, la mise en œuvre et la surveillance des politiques culturelles tant au niveau local que national. Ainsi, ce sont les responsables de la société civile culturelle sénégalaise et de réseaux de professionnels des arts qui seront ciblés, tout comme les responsables de la culture au sein de collectivités et les directeurs de centres culturels régionaux et départementaux. La mobilité est cruciale pour ce projet, ainsi la FUTUR ACADEMY du Groupe Afrique 30 sillonnera le Sénégal pour renforcer les capacités des responsables de projets culturels à travers le pays.

Principales activités
Les cours de l’académie débutent par une formulation de la politique culturelle sénégalaise et sa mise en œuvre. Il s’agit de présenter les contextes sociaux, politiques et culturels dans lesquels la pratique artistique peut prendre corps. Il y a aussi des cours sur l’entreprenariat culturel et le leadership qui présentent les industries culturelles au niveau mondial. La gestion de projets culturels est présentée dans des cours intensifs où des mentors qualifiés animent des ateliers pratiques. D’autre cours de courte durée touchent des sujets comme la technologie de l’information et la mise en réseau, la collecte de fonds, la gestion financière et les compétences de recherche. De plus, la FUTUR ACADEMY organise un cours sur la culture africaine, afin de proposer aux participants une vision global de l’histoire de pratique artistique dans le continent. La mobilité des participants est encouragée. En effet, il est important que les entrepreneurs culturels puissent séjourner dans différentes régions du pays afin de mieux comprendre la diversité culturelle du Sénégal. Enfin chaque activité de formation sert à élaborer des boites à outils et des publications qui serviront à des formations antérieures.

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