Aides financières indirectes

Microcrédits pour les petits entrepreneurs : dédiés aux nouveaux entrepreneurs ou aux projets rencontrant de grandes difficultés pour rentrer dans le cadre conventionnel de l’octroi de crédits bancaires.

Lignes de prêts publics ou bancaires : lignes de crédit ayant pour objectif spécifique de financer des projets d’investissement privé nécessaires au développement du secteur. Ces dernières peuvent être accordées par une banque publique, ou par une banque privée après signature de conventions garanties par le gouvernement.

Subvention du taux d’intérêt des prêts bancaires : la subvention peut couvrir seulement le différentiel entre le taux d’intérêt normal et le taux préférentiel, ou exonérer totalement du paiement de l’intérêt bancaire (le bénéficiaire doit seulement rembourser le capital).

Garanties publiques pour les prêts bancaires : ils permettent de couvrir partiellement le risque des établissements financiers.

Accès aux infrastructures et aux services publics à un prix préférentiel : ce dispositif permet de faire baisser les coûts de production d’une entreprise culturelle et permet l’utilisation d’infrastructures ou de services qui ne pourraient pas être supportés par le secteur privé.

Participation temporaire ou permanente au capital d’une entreprise ou d’un projet culturel : il s’agit par exemple de participer à la production d’un projet (production d’un spectacle, film ou ligne éditoriale), de participer au capital social d’une entreprise par l’intermédiaire d’une société à capital-risque ou directement par l’administration elle-même.

Les fonds de garantie

Il s’agit d’instruments utilisés par les pouvoirs publics pour diminuer les risques financiers assumés par les investisseurs et les organismes de crédit lorsqu’ils soutiennent des projets culturels et créatifs. Leur mise en place contribue tout d’abord à favoriser la participation du système financier, mais aussi à offrir aux entreprises les conditions les plus favorables d’accès au capital. En général, la mise en œuvre des fonds de garantie pour le secteur des industries culturelles et créatives exige de savoir évaluer les risques inhérents à la nature aléatoire des activités culturelles.

Opérationnel depuis 2004, le Fonds de garantie des industries culturelles s’inscrit dans la volonté de l’OIF d’accompagner les établissements de crédit dans leur projet de financement du secteur culturel considéré comme très risqué et, de ce fait, en marge du système bancaire. Plusieurs établissements d’Afrique de l’Ouest ont ainsi pu bénéficier de la gestion de ce fonds. Cette initiative présente l’avantage de sensibiliser le secteur bancaire aux activités économiques culturelles, d’améliorer ses capacités à analyser et évaluer les risques d’une demande de financement de projets artistiques et de les sensibiliser à la rentabilité et aux caractéristiques de ce secteur.

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