À quoi sert un diagnostic sur les industries culturelles et créatives ?

À mieux comprendre le fonctionnement des filières : le diagnostic permet de connaître la structure de l’offre et de la demande culturelle et d’établir la structure de la chaîne de valeur et de ses différentes composantes (matières premières, distribution, degrés de concentration de la propriété des facteurs de production et des flux de capitaux, etc.) ;

À estimer la taille du secteur culturel au niveau macroéconomique en mesurant son apport au PIB et à l’emploi par rapport à d’autres secteurs économiques. Il peut être réalisé dans une perspective statique (à un moment déterminé) ou dans une perspective dynamique (en regardant dans le temps et en comparant les taux de croissance) ;

À justifier une intervention de l’État en faveur des industries culturelles et créatives. Il s’agit de disposer d’arguments de négociation pour obtenir des ressources financières et culturelles, et pour défendre la mise en place d’actions les plus à même de servir le développement durable du secteur.

À générer des synergies entre les sous-secteurs des industries culturelles et créatives à travers l’élaboration d’analyses et de comparaisons mais aussi l’établissement d’une habitude de dialogue entre les acteurs institutionnels et les acteurs privés.

Comment élaborer un diagnostic sur les industries culturelles et créatives?

En tant que décideur, vous avez la charge de mettre en œuvre ce diagnostic mais vous devez aussi vous appuyer sur les compétences de professionnels spécialisés dans la réalisation de telles études (compétences en interne ou recours à des consultants ou à des bureaux d’études externes).

Le diagnostic est l’occasion d’entendre les revendications des opérateurs du secteur. À ce titre, il possède une double fonction :

-   Connaître leurs difficultés et leurs besoins, mais aussi comprendre leur perception du secteur et de ses dysfonctionnements ;

-   Collecter des informations et des données objectives sur le fonctionnement du secteur et les confronter au ressenti des opérateurs.

Cette double fonction permet d’accompagner les acteurs du secteur privé dans leurs efforts de négociation avec leurs partenaires et avec les pouvoirs publics mais aussi d’améliorer leur connaissance objective des industries culturelles et créatives et ainsi d’éliminer les stéréotypes. Cela présente l’avantage de les aider à surmonter les obstacles qui freinent leurs initiatives et qui, dans certains cas, ne sont pas avérés (barrières à l’exportation, démarches pour la création d’entreprise complexes, etc.).

 

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