Des sociétés résilientes

Traditional Bhungas in Kutch region of India survived 2001 earthquake because of their traditional design and construction system. © Rohit Jigyasu

The only traditional structure in Anjar town that survived 2001 Gujarat earthquake in India when all other structures built after 1950s collapsed. © Rohit Jigyasu

La résilience est la capacité des systèmes et des individus à faire face à des difficultés ou à des risques importants.

Puisque les catastrophes naturelles et les guerres déchirent les sociétés et que des projets de modernisation à grande échelle, l’urbanisation et les migrations transnationales entrainent des bouleversements inattendus, un intérêt grandissant s’est manifesté pour la résistance des croyances culturelles, des valeurs et pratiques, des connaissances et de leur transmission au fil des générations. Par exemple, des projets menés à Haïti par l’UNESCO ont montré qu’une culture locale dynamique joue un rôle majeur dans la reconstruction d’un sens communautaire après les catastrophes. L’expérience a aussi montré que la culture locale est essentielle durant le processus difficile de reconstruction.

Mais la culture joue aussi un rôle important dans la réduction des risques liés aux catastrophes avant que les dangers associés n’apparaissent. En effet, un environnement historique maintenu correctement-y compris son patrimoine bâti et ses paysages culturels- a plus de chance d’être résilient face à des phénomènes naturels comme les tremblements de terre ou les intempéries extrêmes, car il prend en compte les connaissances traditionnelles accumulées au fil des siècles concernant l’adaptation à l’environnement. En 2009, un grand nombre de bâtiments traditionnels conçus pour résister aux tremblements de terre dans la région du Cachemire ont sauvé la vie à la population locale, tandis que les bâtiments en béton armé qui n’avaient pas été correctement construits dans la même zone se sont complètement effondrés, tuant toutes les personnes à l’intérieur.

En effet, lorsqu’elles sont intégrées aux schémas modernes de gestion des risqué liés aux catastrophes, les techniques de gestion traditionnelles ont prouvé leur efficacité et leur rapport coût-efficacité dans la réduction des risques environnementaux et de la vulnérabilité.

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