Mondialisation et culture

Un marchand vend ses poudres 'Gulal'. Les poudres sec Gulal sont utilisées lors du festival traditionnel de 'Holi'. Photographe: Philip Howard © UNESCO

La culture est un vecteur dynamique du changement, plutôt qu’un ensemble rigide de formules et de paramètres auxquels on doit adhérer de manière stricte. Comme l’a souligné la Commission Mondiale de la Culture et du Développement, la culture d’une société n’est ni statique, ni inchangeable, mais relève plutôt d’un flux constant entre états, influençant et influencés par la vision et les formes d’expression d’autres parties du monde. 

L’ère actuelle de la mondialisation, avec son accélération sans précédent et son intensification dans les flux mondiaux de capitaux, d’emplois et d’information, a une influence sur l’homogénéisation des cultures locales. Tandis que le phénomène promeut l’intégration des sociétés et a octroyé de nouvelles opportunités à des millions de gens, il peut aussi engendrer un manque de spécificité de la culture locale, ce qui, à long terme, peut conduire à une perte d’identité, d’exclusion et même de conflit. C’est particulièrement vrai pour les sociétés traditionnelles et les communautés qui sont exposées à une « modernisation » rapide, basée sur des modèles importés et inadaptés à leur contexte.

Mettre en équilibre les avantages de l’intégration dans un monde mondialisé avec la protection de la spécificité d’une culture locale nécessite une approche délicate. Placer la culture au cœur des politiques de développement ne signifie pas qu’il faille la confiner et la fixer de manière conservatrice, mais qu’au contraire il est nécessaire d’investir dans le potentiel des ressources locales, dans la connaissance, les compétences et les matériaux, afin de développer la créativité et le progrès durable. Reconnaitre et respecter la diversité culturelle contribue également à développer les conditions d’une compréhension mutuelle, du dialogue et de la paix.

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