Des emplois verts et décents

Jeunes femmes en atelier des textiles. Photographe: Niamh Burke © UNESCO

Beaucoup d’activités associées à la gestion et à la production de la culture sont vertes “par nature” puisqu’elles représentent un modèle plus durable de l’utilisation de la terre, de consommation et de production que la plupart des approches modernes. Le tourisme durable peut être un outil stratégique dans la production de revenus et la réduction de la pauvreté, tandis que les industries culturelles nécessitent un apport en capitaux limité et ont peu de barrières à l’entrée. Puisque les opportunités économiques liées à la culture sont difficilement externalisées, le secteur de la culture donne l’opportunité de développer des emplois intrinsèques locaux qui établissent une connexion respectueuse de l’environnement.

L’impact économique de la culture est de plus en plus reconnu. Une étude australienne estime que les 17 propriétés du patrimoine mondial du pays génèrent 12 milliards de dollars par an et maintiennent plus de 120 000 emplois. Le Bénin quant à lui, soutenu par le Fonds pour la Diversité Culturelle, a élaboré un nouveau modèle commercial pour le secteur de la musique avec l’ONG World Rhythm Productions, assurant aux artistes béninois des ventes à l’échelle locale. Ces accords permettent aussi aux distributeurs locaux d’acheter des productions musicales à prix de gros dont les tarifs sont inférieurs, et dont les bénéfices sont réinvestis directement dans les associations d’artistes et d’autres acteurs de la musique. Non seulement cela renforce les industries culturelles locales, mais cela réduit les coûts environnementaux associés à l’importation de musique.

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