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Où puis-je trouver des fonds pour les projets et activités liées à l’esclavage et à la traite négrière ?

La Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel ne dispose malheureusement pas actuellement de ressources financières à cet effet. Néanmoins, nous vous suggérons d’envoyer vos propositions à la Commission nationale de votre pays. Nous vous encourageons aussi à envoyer une copie de vos propositions à l’UNESCO à l’adresse suivante :
Projet de la Route de l’Esclave, Section Histoire et Culture
Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel

UNESCO
1, rue Miollis
75015, Paris
France
Tél. : +33(1) 45684251; Fax: +33(1) 45685751
E-mail : r.esclave(at)unesco.org

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Quelle est la journée internationale de commémoration de la traite négrière et de son abolition ?

La Journée internationale de commémoration de la traite négrière et de son abolition est célébrée annuellement le 23 août. Cela offre une opportunité de réflexion collective sur les causes et les conséquences de l’esclavage et de la traite négrière, afin de briser le silence qui a trop longtemps entouré cette tragédie. Chaque année un grand nombre d’activités et d’événements commémoratifs sont organisés dans le monde entier.

 

Pour plus d’information, consultez 2004, Année de commémoration.

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Quels sont les programmes du projet de la Route de l'Esclave?

Depuis sa création, le projet est structuré autour de quatre programmes:

  • un programme de recherche scientifique s’appuyant sur un large réseau d’institutions et de spécialistes à travers le monde (Lutte contre le racisme, la discrimination et la xénophobie)
  • un programme pédagogique et éducatif intitulé «Briser le Silence » s’appuie sur un réseau de plus de 7000 écoles associées dans le monde pour encourager l’intégration de l’enseignement de cette tragédie dans les curriculum scolaires un programme pour la promotion des cultures vivantes et des expressions artistiques et spirituelles
  • un programme sur l’identification et la préservation des lieux et archives écrites et orales liées à la traite négrière (Archives du commerce des esclaves)
  • et sur le développement d’un tourisme de mémoire

Principales réalisations et intersectorialité du projet :

  • Après dix ans de mise en œuvre (1994-2004), le projet est parvenu à des résultats significatifs. Le lancement des réseaux scientifiques a favorisé la promotion de recherches sur des aspects essentiels de la traite négrière et de l’esclavage (fondements idéologiques et juridiques, valorisation du patrimoine immatériel en Afrique, dans l’Océan indien, dans les Amériques et les Caraïbes, mise en lumière des cultures vivantes et expressions artistiques et culturelles).
  • L’identification des sites, bâtiments et lieux de mémoire dans de nombreux pays a fait l’objet d’une coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui doit se traduire par la définition des itinéraires et circuit touristiques.

    De même, la coopération a été développée avec des organisations intergouvernementales et ONG compétentes telles que le Centre International d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) et le Conseil International des monuments et des sites (ICOMOS).

    L’objectif a été de préserver ces sites et de les ouvrir au public, tout en veillant à respecter leur importance symbolique.
  • La publication de plusieurs ouvrages, des articles dans la presse internationale et des films documentaires ont permis la vulgarisation des travaux, donnant ainsi une meilleure visibilité au projet.
  • D’autre part, grâce au réseau des écoles associées, le phénomène longtemps occulté de la traite négrière et de l’esclavage fait l’objet d’un projet pilote de manuels scolaires.

L’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance (Durban, 31 août – 8 septembre 2001) et les succès de l’année 2004 « Année Internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de son abolition » ont offert à l’UNESCO des occasions renouvelées de renforcer la synergie entre ces différents axes d’action et de les traiter selon une approche intersectorielle.

En effet, outre la responsabilité incombant à l’UNESCO d’encourager la réflexion, la recherche scientifique et historique, la diffusion de l’information sur l’esclavage et ses conséquences, qui est assumée par le secteur de la culture en collaboration avec le Secteur de l’éducation (manuels scolaires), le projet s’est orienté vers le renforcement de la lutte contre la discrimination et le racisme, séquelles toujours présentes de la traite négrière et de l’esclavage. Le Secteur des Sciences Sociales et Humaines ainsi que le Secteur de la Communication ont jusqu’à présent joué un rôle déterminant à cet égard.

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Qui dois-je contacter pour obtenir plus d’information sur le projet la Route de l’Esclave ?

Envoyez toutes vos questions à la Commission Nationale de votre pays

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Qui était Frederick Douglass?

Frederick Douglass (1818-1895) est l'une des figures afro-américaines les plus remarquables de son temps. Au service du gouvernement national dans diverses fonctions, il est l'un des conférenciers et auteurs majeurs de l'histoire des États-Unis.

Né esclave dans le Maryland, il fut séparé de sa mère très jeune et ne sut jamais l'identité de son père blanc. A huit ans, il fut envoyé à Baltimore pour travailler chez Hugh et Sophia Auld. Au mépris de la loi de l'état, Sophia lui appris à lire. Son mari la désapprouva, argant qu'un esclave sachant lire ne pouvait que devenir insatisfait de sa position et demander sa liberté. 

En 1838, à l'âge de vingt ans, Douglass s'enfuit en se faisant passer pour un marin. Il s'installa à New Bedford dans le Massachusetts où il vécut avec sa femme, Anna Murray. De là, Douglass quickly s'investit rapidement dans le mouvement abolitionniste et devint conférencier au sein de la Société Anti-esclavage du Massachusetts. Il se révéla être un brillant orateur, abolitionniste enthousiaste et ardant défenseur des droits de la femme.

Son ouvrage le plus fameux,"Narrative of the Life of Frederick Douglass, an American Slave", publié en 1845 reçut des commentaires extrêmement positifs et fut instantanément un succès de librairie. Cependant, sa nouvelle renommée lui fit craindre que son ancien maître ne réclama sa "propriété". Douglass choisit donc de partir pour l'Irlande. Il passa deux ans dans les îles britanniques et donna des conférences sur les horreurs de l'esclavage, principalement dans des églises protestantes. Il fut surpris du peu de préjugés raciaux des Britanniques, constatant qu'ils le traitaient "non comme une couleur, mais comme un homme."

De retour aux États-Unis, il s'installa à Rochester dans l'état de New York et fonda son propre journal, "L'étoile du Nord". Celui-ci proposait une tribune aux auteurs noirs et faisait la part belle aux figures noires de la société américaine. A partir de 1850, Douglass fit partie du réseau de l'Underground Railroad et sa maison, proche de la frontière canadienne devint une des étapes sur la route de la liberté.

Durant la guerre civile, Douglass insista lors de discours et dans les éditoriaux de divers journaux sur l'idée que le but de la guerre devait être l'abolition de l'esclavage et que les noirs devaient être autorisés à rejoindre l'Union Army. Le 31 décembre 1862, le Président Lincoln publia la Proclamation de l'Emancipation, déclarant que les esclaves situés dans les lieux hors des troupes de l'Union étaient libres. Le Congrès autorisa l'année suivante les Noirs à s'enrôler dans l'Union Army.

En 1865, les forces confédérales capitulaient avec la ratification du treizième amendement de la Constitution américaine. L'esclavage était officiellement aboli dans tous les États-Unis.

Après la guerre, Douglass continua de se battre pour les droits des Noirs américains, et notablement pour leur droit de vote. Devenu veuf, Douglass se remaria avec son ancienne secrétaire Helen Pitts, une féministe blanche de près de vingt ans sa cadette. Cette union provoqua une tempête de contreverses. Douglass la désamorça en disant qu'il avait honoré la race de sa mère par son premier mariage, et qu'il honorerait celle de son père par le second.

Douglass occupa différents postes publiques tels que celui de Secrétaire adjoint de la Commission de Santo Domingo (1871), Marshall du Districte de Columbia (1877-1881) et ministre américain de Haiti (1889-1891).

Il mourut d'une attaque cardiaque en 1895, à l'âge de 77 ans.

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Qui était Toussaint-Louverture?

Toussaint Louverture

François-Domenica Bréda, connu sous le nom de Toussaint-Louverture (1743-1803). Un des grands noms de la révolution haïtienne et le premier Noir à devenir gouverneur d'une colonie. Il nait esclave vers 1743 dans la colonie française de Saint Domingue.

Il fait partie de la mince catégorie d'esclaves aux maîtres humains est et engagé comme domestique personnel. Son maître, le comte de Breda, l'encourage vivement à apprendre à lire et à écrire. Il développe alors une passion pour les livres. Ses lectures eurent une grande influence sur sa vie politique.

Toussaint est libéré de l'esclavage vers 33 ans. Les enregistrements coloniaux le consignent parmi les propriétaires terriens et... d'esclaves. La révolution française de 1789 eut un puissant retentissement à Saint Domingue. Une guerre civile complexe éclate en 1790 lorsque les Noirs libres, devenus citoyens français revendiquent l'application de la Déclaration des droits de l'homme. Le 22 août 1791, Toussaint est l'un des principaux organisateurs de la révolte des esclaves, dite Révolution haïtienne. Unique révolte d'esclave victorieuse de l'histoire.

En 1793, les représentants du gouvernement révolutionnaire de Paris offrent la liberté aux esclaves qui se joignent à leur combat contre les envahisseurs étrangers et autres contre-révolutionnaires. La législation révolutionnaire de Paris ratifie donc l'année suivante l'abolition de l'esclavage dans tous les territoires français. Ce qui détermine Toussaint à rejoindre l'armée française où son commandement magistral apporte la victoire contre les forces anglaise et espagnole.

Souverain dans l'île, Toussaint ne souhaite pas renverser le gouvernement de Paris et administre Saint Domingue comme une entité autonome. En 1801, il est à l'origine de la Constitution qui institue l'autonomie de l'île et fait de lui un gouverneur à vie. L'esclavage est aboli et l'élaboration d'une société multiraciale faite de Noirs, de Blancs et de mulâtres proclamée.

Arrivé au pouvoir en France, Napoléon Bonaparte convoite les fructueuses plantations des colonies caribéennes. Il met sur pied une expédition de soldats en 1802 dans l'idée de réétablir la souveraineté française et l'esclavage. Toussaint est arrêté et déporté en France: emprisonné au Fort de Joux, il meurt le 7 avril 1803.

L'île demeure quelques mois sous administration française mais les soldats français tombent par les armes et la maladie jusqu'à capitulation devant l'armée indigène en novembre 1803. Le 1 janvier 1804, la colonie devenait la première république noire sous le nom d'Haïti.

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Qui était Harriet Tubman?

Harriet Tubman

Harriet Tubman (1820-1913), la ‘Moïse noire’, fut parmi les grands noms de l'Underground Railroad. Ce réseau de maisons, tunnels et routes élaboré par les abolitionnistes facilitait l'accès des esclaves à la liberté.

Harriet est née esclave dans le Maryland autour de 1820 sous le nom de Araminta Ross. Elle travailla dès six ans comme domestique puis dans les champs dans de très pénibles conditions. Elle endura des années le traitement inhumain que lui firent subir différents maîtres jusqu'à recevoir une grave blessure provoquée par le violent coup sur le visage que lui donna un contremaître. Elle ne s'en remit jamais complètement et souffrit d'évanouissements jusqu'à la fin de sa vie.

Elle se maria vers 1844 avec un Noir libre, John Tubman et prit plus tard le prénom de sa propre mère.

En 1849, alors que les esclavse de la plantation devaient passer de nouvelles mains, elle décida de s'enfuir. Elle parvint à Philadelphie, à pied, en train, et aidée du mouvement abolitionniste le long de l'Underground Railroad. Elle trouva rapidement du travail comme servante et rejoint le mouvement abolitionniste de la ville.

En 1850, alors que le Congrès rendait illégale l'assistance aux esclaves fugitifs par le Fugitive Slave Act, Tubman rejoignit les membres de l'Underground Railroad. En 1851, elle parvint lors de sa première expédition à sauver sa soeur et son enfant. Six ans plus tard, elle conduisait ses parents vers la liberté pour Auburn, dans l'état de New York où elle s'était installée. De 1851 au début de la guerre civile, Tubman pris en charge 18 expéditions vers le Sud et aida près de 300 esclaves. Elle ne fut jamais prise ni ne perdit aucun esclave. Sa réputation s'étendit rapidement sous le nom de "Moïse". Les récits de ses expéditions révèlent une fervente spiritualité, son courage et sa forte détermination à protéger ceux qu'elle aidait.

Pendant la guerre civile, Tubman fut tour à tour infirmière, scout et ponctuellement espionne pour l'Union Army en Caroline du Sud. Elle prit part à une campagne militaire qui libéra quelques 750 slaves.

Elle se remaria après la guerre et continua son combat pour une justice sociale comprenant le comnbat pour les droits de la femme.

Elle mourut le 10 mars 1913 à près de 93 ans, dans la maison pour nécessiteux noirs qu'elle avait fondé à Auburn.

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Qui était Toussaint-Louverture?

François-Domenica Bréda, connu sous le nom de Toussaint-Louverture (1743-1803). Un des grands noms de la révolution haïtienne et le premier Noir à devenir gouverneur d'une colonie. Il nait esclave vers 1743 dans la colonie française de Saint Domingue.

Il fait partie de la mince catégorie d'esclaves aux maîtres humains est et engagé comme domestique personnel. Son maître, le comte de Breda, l'encourage vivement à apprendre à lire et à écrire. Il développe alors une passion pour les livres. Ses lectures eurent une grande influence sur sa vie politique.

Toussaint est libéré de l'esclavage vers 33 ans. Les enregistrements coloniaux le consignent parmi les propriétaires terriens et... d'esclaves. La révolution française de 1789 eut un puissant retentissement à Saint Domingue. Une guerre civile complexe éclate en 1790 lorsque les Noirs libres, devenus citoyens français revendiquent l'application de la Déclaration des droits de l'homme. Le 22 août 1791, Toussaint est l'un des principaux organisateurs de la révolte des esclaves, dite Révolution haïtienne. Unique révolte d'esclave victorieuse de l'histoire.

En 1793, les représentants du gouvernement révolutionnaire de Paris offrent la liberté aux esclaves qui se joignent à leur combat contre les envahisseurs étrangers et autres contre-révolutionnaires. La législation révolutionnaire de Paris ratifie donc l'année suivante l'abolition de l'esclavage dans tous les territoires français. Ce qui détermine Toussaint à rejoindre l'armée française où son commandement magistral apporte la victoire contre les forces anglaise et espagnole.

Souverain dans l'île, Toussaint ne souhaite pas renverser le gouvernement de Paris et administre Saint Domingue comme une entité autonome. En 1801, il est à l'origine de la Constitution qui institue l'autonomie de l'île et fait de lui un gouverneur à vie. L'esclavage est aboli et l'élaboration d'une société multiraciale faite de Noirs, de Blancs et de mulâtres proclamée.

Arrivé au pouvoir en France, Napoléon Bonaparte convoite les fructueuses plantations des colonies caribéennes. Il met sur pied une expédition de soldats en 1802 dans l'idée de réétablir la souveraineté française et l'esclavage. Toussaint est arrêté et déporté en France: emprisonné au Fort de Joux, il meurt le 7 avril 1803.

L'île demeure quelques mois sous administration française mais les soldats français tombent par les armes et la maladie jusqu'à capitulation devant l'armée indigène en novembre 1803. Le 1 janvier 1804, la colonie devenait la première république noire sous le nom d'Haïti.

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Qui était Victor Schoelcher?

Humaniste français, homme d'état et écrivain, Victor Schoelcher (1804-1893) consacre sa vie et sa fortune à l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

Né à Paris en 1804, et après de courtes études secondaires, il reprend la prospère manufacture de porcelaine de son père. Mais ses centres d'intérêt se révèlent être la musique, les lettres et la politique.

Lors de son séjour au Mexique, à Cuba et dans le sud des États-Unis à la recherche de nouveaux clients (1829-1831), il découvre la réalité de l'esclavage et amorce sa carrière d'auteur abolitionniste. Ses écrits se concentrent sur les avantages sociaux, économiques et politiques apportées par l'abolition, ceci à partir des résultats de l'émancipation dont jouisent déjà les colonies britanniques (1834-1838). Schoelcher défend l'idée de l'exploitation du sucre dans les colonies reposant désormais sur la construction de grandes usines.

A la révolution de 1848, Schoelcher revient en hâte en France pour prendre rendez-vous en tant que Sous-secrétaire d'état pour les colonies. Il institue et préside une commission pour l'abolition de l'esclavage dont le décret fut adopté par le gouvernement provisoire le 27 avril 1848: plus de 260.000 personnes acquièrent leur liberté dans les Amériques, en Afrique et dans l'Océan indien.

En 1851, Schoelcher s'étant opposé au coup d’état de Louis Napoléon est contraint à l'exil en Angleterre et en Belgique jusqu'à la chute de Napoléon (1870). A son retour, Schoelcher regagna sa place à l'Assemblée nationale pour la Martinique et la Guadeloupe, siègeant à l'extrême gauche de l'hémicycle. En 1875, il était élu sénateur à vie.

Victor Schoelcher meurt en 1893. Ses cendres sont tranférées au Panthéon à Paris en 1949.

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Qui était William Wilberforce ?

William Wilberforce (1759-1833) est un des abolitionnistes britanniques les plus connus. Il fut parlementaire, écrivain et réformateur social.

William est né à Hull dans le Nord Est de l’Angleterre, dans une famille prospère de classe moyenne. Cependant son père mourut lorsqu’il était très jeune et William fut envoyé vivre à Wimbledon avec sa tante qui était une fervente supporter du mouvement méthodiste. Craignant que le garçon ne soit influencé par la religion de sa tante, sa mère le ramena au foyer familial.

A dix-sept ans, Willberforce entra au collège Saint Jean, Cambridge. Il y établit une relation important avec William Pitt qui devint plus tard le plus jeune premier ministre de l’histoire britannique.

Wilberforce décida d’entrer en politique et fut élu à la Chambre des Communes en 1780. Il confessa plus tard que son objectif premier n’était pas de faire le bien mais plutôt d’obtenir un succès personnel. Il ne s’impliqua pas dans des causes majeures, mais William Pitt et lui devinrent rapidement des célébrités politiques, leur charme et leur bel esprit les rendant populaires dans les cercles sociaux élevés.

En 1784, les vues et objectifs de Wilberforce changèrent radicalement. Il se convertit au christianisme évangélique et rejoignit la secte Clapham, un groupe évangélique de l’église anglicane. Il s’empressa alors de vouloir réformer les morales de la société et écrivit un livre en appelant aux classes supérieures pour regagner les vraies valeurs chrétiennes dans leurs vies. De ce point de vue, il approcha la politique à partir d’une position strictement morale chrétienne.

A cette même époque, Wilburforce développa un fort intérêt pour les questions sociales. Il fit campagne pour une protection sociale, des réformes de l’éducation et du système carcéral, et pour une législation interdisant les pires formes de travail des enfants. Cependant, ses efforts politiques les plus importants concernaient l’abolition de la traite négrière et l’esclavage.

En 1787 Wilberforce devint, à la suggestion de William Pitt, le leader parlementaire du mouvement abolitionniste. Ceci fut une tache décourageante étant donné que la richesse du pays dépendait de l’esclavage, et qu’il y avait de très puissants intérêts déterminés à empêcher toute restriction de la pratique.

En 1788-1789 il présenta sa proposition de loi abolitionniste devant la Chambre pour la première fois. Dans un discours émouvant, il récita les faits horribles de l’esclavage durant trois heures et termina avec ces mots : « having heard all of this you may not choose to look the other way but you can never again say that you did not know » (après m’avoir écouté, vous ne déciderez peut-être pas de tourner la tête mais vous ne pourrez plus jamais dire que vous ne saviez pas). Les journaux louèrent ce discours, affirmant qu‘il était l’un des plus éloquents ayant été prononcés devant la Chambre.

Malgré les efforts de Wilberforce l’acte ne fut pas accepté. Année après année, il réintroduisait des motions contre l’esclavage mais sans suites. Finalement, en 1807 l’acte d’abolition fut accepté avec 283 votes contre 16, rendant l’esclavage illégal sur les bateaux britanniques. Ce fut un jour d’émotion au parlement et Wilberforce ayant tant fait campagne, tomba et pleura.

Cependant malgré cette victoire, l’esclavage demeura intact, et Wilberforce s’orienta vers l’émancipation des esclaves des colonies britanniques. En 1823, il publia un pamphlet qui eut beaucoup d’influence intitulé « Appeal on Behalf of the Negro Slaves. ». Il laissa s’organiser la société contre l’esclavage qui prit la tête de la campagne d’émancipation.

Wilberforce se retira de la chambre des communes en 1825 et le leadership de la campagne fut transmis à Thomas Fowell Buxton. La proposition de loi d’émancipation regroupa lentement un soutient et fut approuvé le 26 juillet 1833. A ce jour, l’esclavage fut aboli dans tout l’Empire britannique, mais les planteurs reçurent une haute compensation. Wilberforce commenta : « Thank God that I have lived to witness a day in which England is willing to give twenty million sterling for the abolition of slavery » (Grâce à Dieu j’ai pu vivre cette date historique où l’Angleterre accepte de donner vingt millions de livres sterling pour l’abolition de l’esclavage). Il mourut trois jours plus tard, le 29 juillet, et fut enterré à l’Abbaye de Westminster à Londres.

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Qui sont les membres du comité scientifique ?

Le Comité scientifique international du projet La Route de l’esclave est un organe consultatif qui a pour rôle de conseiller l’UNESCO sur la conduite du projet.

Il comprend désormais 20 membres, nommés par le Directeur général et représentent différentes disciplines (histoire, anthropologie, archéologie, sociologie, droit, etc,…) mais aussi les différentes régions du monde (Afrique, Amériques, Caraïbes, Europe, Océan indien, Monde arabe et Asie).

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Qui sont les partenaires des organisations du projet la Route de l’Esclave ?

 

L’UNESCO travaille en collaboration avec différents instituts, musées et centres de recherche au développement et à l’exécution du projet la Route de l’Esclave :

  • Le centre Schomburg pour la recherche en culture noire de la bibliothèque de New York, New York, États-Unis d'Amérique
  • Le centre afro-américain pour la diversité culturelle, le développement durable et le dialogue interculturel, Esmeraldas, Equateur
  • Le musée national maritime, Londres, Royaume-Uni
  • Le musée maritime Merseyside, Liverpool, Royaume-Uni
  • Le groupe français d’archéologie navale (GRAN)
  • La chaire de l’UNESCO à l’île de la Réunion
  • La fondation Nelson Mandela, Houghton, Afrique du Sud

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Qu’est ce que le projet de l’UNESCO des Archives de la traite des esclaves ? Est ce que ce projet est opérationnel dans mon pays ?

Le projet des Archives de la traite des esclaves fut lancé en 1999 avec comme objectif l’amélioration de l’accès à et la sauvegarde des documents originaux lies à l’esclavage et à la traite négrière. L’objectif final est de créer une base de donnée des archives de la traite négrière pour la recherche, et d’engager la numérisation des documents. Le projet est actuellement opérationnel dans plusieurs pays d’Afrique, en Amérique latine, et dans les Caraïbes.

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Qu’est-ce que le projet de la Route de l’Esclave ?

Le projet de l’UNESCO de la Route de l’Esclave fut officiellement lancé lors de la première session du comité scientifique international de la Route de l’Esclave en 1994 au Bénin. Le projet vise à briser le silence entourant l’esclavage et la traite négrière et à contribuer à l’établissement d’une culture de tolérance et d’une coexistence pacifique entre les peuples et races.

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