FAQs

Qui était William Wilberforce ?

Réponse :

William Wilberforce (1759-1833) est un des abolitionnistes britanniques les plus connus. Il fut parlementaire, écrivain et réformateur social.

William est né à Hull dans le Nord Est de l’Angleterre, dans une famille prospère de classe moyenne. Cependant son père mourut lorsqu’il était très jeune et William fut envoyé vivre à Wimbledon avec sa tante qui était une fervente supporter du mouvement méthodiste. Craignant que le garçon ne soit influencé par la religion de sa tante, sa mère le ramena au foyer familial.

A dix-sept ans, Willberforce entra au collège Saint Jean, Cambridge. Il y établit une relation important avec William Pitt qui devint plus tard le plus jeune premier ministre de l’histoire britannique.

Wilberforce décida d’entrer en politique et fut élu à la Chambre des Communes en 1780. Il confessa plus tard que son objectif premier n’était pas de faire le bien mais plutôt d’obtenir un succès personnel. Il ne s’impliqua pas dans des causes majeures, mais William Pitt et lui devinrent rapidement des célébrités politiques, leur charme et leur bel esprit les rendant populaires dans les cercles sociaux élevés.

En 1784, les vues et objectifs de Wilberforce changèrent radicalement. Il se convertit au christianisme évangélique et rejoignit la secte Clapham, un groupe évangélique de l’église anglicane. Il s’empressa alors de vouloir réformer les morales de la société et écrivit un livre en appelant aux classes supérieures pour regagner les vraies valeurs chrétiennes dans leurs vies. De ce point de vue, il approcha la politique à partir d’une position strictement morale chrétienne.

A cette même époque, Wilburforce développa un fort intérêt pour les questions sociales. Il fit campagne pour une protection sociale, des réformes de l’éducation et du système carcéral, et pour une législation interdisant les pires formes de travail des enfants. Cependant, ses efforts politiques les plus importants concernaient l’abolition de la traite négrière et l’esclavage.

En 1787 Wilberforce devint, à la suggestion de William Pitt, le leader parlementaire du mouvement abolitionniste. Ceci fut une tache décourageante étant donné que la richesse du pays dépendait de l’esclavage, et qu’il y avait de très puissants intérêts déterminés à empêcher toute restriction de la pratique.

En 1788-1789 il présenta sa proposition de loi abolitionniste devant la Chambre pour la première fois. Dans un discours émouvant, il récita les faits horribles de l’esclavage durant trois heures et termina avec ces mots : « having heard all of this you may not choose to look the other way but you can never again say that you did not know » (après m’avoir écouté, vous ne déciderez peut-être pas de tourner la tête mais vous ne pourrez plus jamais dire que vous ne saviez pas). Les journaux louèrent ce discours, affirmant qu‘il était l’un des plus éloquents ayant été prononcés devant la Chambre.

Malgré les efforts de Wilberforce l’acte ne fut pas accepté. Année après année, il réintroduisait des motions contre l’esclavage mais sans suites. Finalement, en 1807 l’acte d’abolition fut accepté avec 283 votes contre 16, rendant l’esclavage illégal sur les bateaux britanniques. Ce fut un jour d’émotion au parlement et Wilberforce ayant tant fait campagne, tomba et pleura.

Cependant malgré cette victoire, l’esclavage demeura intact, et Wilberforce s’orienta vers l’émancipation des esclaves des colonies britanniques. En 1823, il publia un pamphlet qui eut beaucoup d’influence intitulé « Appeal on Behalf of the Negro Slaves. ». Il laissa s’organiser la société contre l’esclavage qui prit la tête de la campagne d’émancipation.

Wilberforce se retira de la chambre des communes en 1825 et le leadership de la campagne fut transmis à Thomas Fowell Buxton. La proposition de loi d’émancipation regroupa lentement un soutient et fut approuvé le 26 juillet 1833. A ce jour, l’esclavage fut aboli dans tout l’Empire britannique, mais les planteurs reçurent une haute compensation. Wilberforce commenta : « Thank God that I have lived to witness a day in which England is willing to give twenty million sterling for the abolition of slavery » (Grâce à Dieu j’ai pu vivre cette date historique où l’Angleterre accepte de donner vingt millions de livres sterling pour l’abolition de l’esclavage). Il mourut trois jours plus tard, le 29 juillet, et fut enterré à l’Abbaye de Westminster à Londres.

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