25.01.2013 - UNESCOPRESS

La Directrice générale condamne le meurtre de deux journalistes en Syrie

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a dénoncé aujourd’hui le meurtre du journaliste français d’origine belge Yves Debay, abattu à Alep (Syrie) le 17 janvier et du reporter de télévision syrien Mohamed Al-Massalma, survenu le 18 janvier à Bousra al-Harir, dans la province de Deraa (Syrie).

 

« Je condamne les meurtres  d’Yves Debay et de Mohamed Al-Massalma», a déclaré la Directrice générale. « Leurs noms viennent s’ajouter à la trop longue liste des journalistes professionnels et citoyens tués en Syrie en 2012.  J’exhorte une nouvelle fois les belligérants à respecter le statut civil des journalistes. Il est fondamental qu’ils puissent continuer à mener à bien leur mission d’informer pendant les conflits. Il en va de la liberté d’expression qui est un droit de l’homme fondamental. »

Yves Debay, 58 ans, a été tué par un tireur embusqué alors qu’il effectuait un reportage à Alep, dans le nord de la Syrie. Spécialiste des questions militaires, il couvrait le conflit syrien pour la revue spécialisée Assaut, qu’il avait fondée il y a cinq ans.

Mohamed Al-Massalma, également connu sous le nom de Mohamed Al-Hourani, 33 ans, a été tué par un tireur embusqué alors qu’il couvrait les affrontements entre l’armée syrienne et les forces d’opposition dans le village de Bousra al-Harir. Ce journaliste était correspondant pour la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera dans la province de Deraa, au sud du pays.

Les meurtres d’Yves Debay et Mohamed Al-Massalma s’ajoutent à ceux des nombreux journalistes et professionnels des médias tués en Syrie depuis le début du conflit. La liste complète des journalistes assassinés se trouve sur le Mémorial UNESCO des journalistes assassinés. 

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Contact médias : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 




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