21.12.2018 - Culture Sector

L’UNESCO, en coopération avec le CICR, soutient le gouvernement afghan à la première réunion de consultation nationale à Kaboul sur la mise en œuvre de la Convention de 1954 et de ses deux protocoles

Réunion à Kaboul

Une première réunion de consultation nationale concernant la mise en œuvre de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ensemble avec ses deux protocoles récemment ratifiés, a été généreusement accueillie par le ministère afghan de l'Information et de la Culture du 24 au 26 novembre 2018.

Quatre ministères afghans ont participé à la réunion : le ministère de l'Information et de la Culture ; le ministère de la Défense ; le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice. La réunion de trois jours a été convoquée à titre de première initiative pour la mise en œuvre de la Convention en Afghanistan, et pour parvenir à un consensus sur les mesures les plus urgentes à prendre par les autorités nationales. 

La réunion constituait une première plate-forme de sensibilisation au contenu de la Convention et ses protocoles que l'Afghanistan vient de ratifier en 2018, et à la formulation de conseils sur les stratégies de mise en œuvre possibles. La réunion comprenait des présentations et des discussions sur les synergies entre la Convention de 1954 et d'autres conventions internationales pour la protection du patrimoine culturel, telles que la Convention de 1970 (sur les moyens d'interdire et de prévenir l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels) et les Conventions de 1972 (sur le patrimoine mondial). Elle a également fourni des informations sur la situation actuelle en matière de protection du patrimoine en Afghanistan, en mettant l’accent sur les inventaires des biens meubles et immeubles.

Une feuille de route sur la mise en œuvre de la Convention de La Haye de 1954 et de ses deux protocoles a été adoptée à l'issue de la réunion. Il prévoit la création d'un comité national sur la mise en œuvre du droit international humanitaire, doté d'un sous-groupe dédié à la protection des biens culturels. Il envisage également de diverses activités telles que la mise à jour régulière des inventaires des biens culturels meubles et immeubles, l’élaboration et l’examen périodique de l’évaluation des risques et des plans d’urgence, l’élaboration d’une Liste Indicative pour une protection renforcée, et la mise en œuvre de mesures de sensibilisation et d’activités de renforcement des capacités destinées aux forces armées et aux forces de l'ordre.

La réunion s'est terminée par la réaffirmation par tous les participants et parties prenantes, nationaux et internationaux, dans leur engagement en faveur de la mise en œuvre effective de la Convention, en reconnaissant ainsi son caractère transversal et sa contribution stratégique à la prévention des dommages intentionnels aux biens culturels.




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